Publié le 31 Mai 2013

Marseille - Un quartier : Endoume

Une mosaique de quartiers compose Marseille. Du nord au sud de la ville, vous passerez de quartiers en quartiers en découvrant les noms de ces anciens petits villages agglomérés pour constituer la seconde ville de France.

Au centre de la ville, en prenant la longue corniche Kennedy qui joint le Pharo aux plages du Prado, vous traverserez le quartier d'Endoume. Ambiance petit village de pêcheurs avec accès direct à la mer. Les petites ruelles fleuries cheminent à travers le quartier et vous font parvenir à des criques isolées idéales pour la bronzette ou la contemplation.

Endoume se compose d'une partie haute, autour de son église. Un bus vous y amènera du centre-ville. Faites un tour dans un des quartiers les plus authentiques du centre-ville. Descendez vers la mer. Vous arriverez alors vers l'anse de Malmousque et celle de Maldormé. Un petit port de carte postale, des rochers très fréquentés en été mais déserts au petit matin et plus calmes en début de soirée, le cadre est parfait. L'horizon se déploit devant vous et l'odeur des bougainvilliers de jardins voisins emplissent vos narines. Dans votre dos, des cabanons aux volets colorés. Les plus fougueux envisageront de rejoindre les îles du Frioul à la nage mais se retrouveront bien essouflés sur le rocher des pendus !

Dépaysement assuré en plein coeur de Marseille. La légion étrangère y a installé ses quartiers, tout comme le CNRS. Tout le reste des lieux est à vous.

Le Vallon des Auffes plus au nord vaut le coup d'oeil également. Petit port de pêche plus touristique, encaissé sous un pont, l'eau est cristalline et les cabanons de pêcheurs prennent vie lorsque ceux-ci reviennent du large. Vous voulez du pittoresque, vous en avez. Non loin de là enfin, le monument aux morts d'Orient fait face au large, le regard posé sur la rive voisine de la méditerranée, si loin et si proche à la fois.

Plus d'informations sur : http://www.endoume.fr/

Pour une baignade optimale, privilégiez Malmousque à Maldormé. L'eau à Maldormé est souvent très froide et le soleil disparaît en fin de journée en raison de l'exposition de la plage.

Marseille - Un quartier : Endoume

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Rédigé par AdB

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Publié le 27 Mai 2013

Marseille - Où boire un verre ?

Le doux climat dans lequel baigne Marseille du mois de Mars au mois d'Octobre permet de longues soirées. La tradition de l'apéro y est pour quelque chose mais pas seulement, il faut bien dire que Marseille propose de bonnes terrasses disposées à vous accueillir le temps d'un verre (ou plus)...

Les amateurs d'ambiance franche et populaire se retrouveront aisément sur le cours Notre-Dame du Mont dans le VIème arrondissement (Métro du même nom). Cette petite place toute en longueur devant l'église du même nom, propose une foule de terrasses collées les unes aux autres. L'ambiance y est souvent festive et de grandes tablées de collègues trinquent ici à la gloire du très-local Pastaga ou dégustent une pression au bien-nommé bar du Marché.

Pour les personnes à la recherche de vibrations plus tendance, en face du bar du Marché, au numéro 30 de la place, la Dame Noire est un bar moderne et orienté musiques électroniques, ouvert depuis 2009. Des Djs se relaient certains soirs et on y danse sur une petite piste de danse au fond du lieu. Ce bar est une place importante de la scène nocturne marseillaise et doit être salué pour les efforts de ses propriétaires (le collectif Non è Possibile) en matière de programmation musicale. Le public sera plus looké que sur les précédentes terrasses. Certains soirs, les soirées se prolongent au Dancing de la Dame Noire, sur le Vieux-Port, dans les locaux du club le Trolleybus.

Un peu plus loin sur le même trottoir, les nostalgiques d'un récent voyage en Grande-Bretagne retrouveront la saveur de la Guinness au pub irlandais Red Lion. Avouez que par grand soleil, s'enfermer dans une ambiance feutrée n'est pas franchement souhaitable mais la possibilité vous est offerte de déguster votre pinte sur la terrasse.

Pour finir, dans le prolongement du Cours Notre-Dame du Mont, la soirée prendra un accent latino avec El Ache de Cuba, un local associatif proposant concerts et expositions avec une touche latine bien appréciable.

Durant la journée là aussi, les terrasses ne manquent pas en ville : Sur le Cours Julien (dans le VIème), place de Lenche dans le quartier du Panier, sur le Cours Estienne d'Orves ou encore en front de mer à l'Escale Borely (dans le VIIIème). Evitez les terrasses trop touristiques et donc trop chères du Vieux-Port. Il en va de même pour déjeuner d'ailleurs.

Les troquets du quartier de la Plaine sont eux aussi incontournables. Les marseillais vous citeront naturellement un bar, place Jean Jaurès, lieu incontournable de l'apéro prolongé, Au Petit Nice. En journée, il sera bien agréable d'y prendre un petit café après avoir sillonné le marché voisin de La Plaine. Le PAC à l'eau ("pacalo", ou Pulco citron pour les gens qui ne sont pas du cru) est offert pour les enfants ! Que demande le peuple ? A vos terrasses !

Marseille - Où boire un verre ?

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Mai 2013

Marseille, au-delà des idées reçues

L'été est en vue et Face B a décidé de vous emmener sur les rives de la Méditerranée, dans une ville sur laquelle on écrit beaucoup mais qui n'est pas réellement appréciée à sa juste valeur.

Marseille, devenue capitale de la culture 2013, espère redorer son blason usé par des décennies de désinformation journalistique, de fantasmes mais aussi de tristes réalités à son sujet.

Marseille est schyzophrène et cultive sans le vouloir sa double personnalité. Sa part obscure lui joue sans cesse des tours puis son plus beau visage ressurgit et l'on oublie tout. Un jour lumineuse, un jour douteuse. Mais qu'on ne s'y trompe pas, malgré tout ce qui peut être écrit, Marseille est une ville qui se vit, qui se ressent, de l'intérieur, et un court séjour dans la cité phocéenne saura vous convaincre que la vérité se trouve davantage sur les murs de la Plaine ou dans les paroles des habitants de la Belle-de-Mai que sur les pages des journaux aux titres tapageurs.

Sulfureuse, la ville l'est. On ne peut pas le nier. Mais quelle ville n'a pas sa part d'ombre ? Rendue tristement célèbre par des faits de banditisme, Marseille a bien plus à offrir que des images de fusillades qui, soit dit en passant, émanent d'une tension pas vraiment ressentie pour le visiteur ou le marseillais lambda.

Marseille, c'est Naples et Alger à la fois. Marseille, c'est Barcelone avec une touche de Gênes. C'est un grand port et tout ce que cela génère. C'est la Méditerranée dans son ensemble, avec sa chaleur et son brouhaha.

Passé le visage obscur auquel vous n'aurez pas l'occasion de vous frotter, la ville s'offre à vous dans ce qu'elle a de meilleur : Ses habitants, ouverts et chaleureux, ses façades colorées, ses rivages et ses criques aux eaux cristallines. Son ambiance colorée et métissée aux 1000 saveurs d'Orient. Ses apéros bruyants et sa folie toujours latante. Marseille c'est tout ça à la fois, un parler et une façon d'être.

Il ne faut ignorer aucun des deux visages de la ville. Il faut simplement dépasser les clichés qui ont condamné un peu trop vite cette ville qui a tant à donner.

Amoureux et détracteurs de la ville se retrouvent sur un point : On parle de Marseille, cette cité deux fois millénaire qui suscite toujours la controverse, la polémique ou le coup de foudre.

Face B vous propose tout au long des 4 prochaines semaines, quelques rencontres, visages et images qui transformeront peut-être de possibles idées reçues en un regard plus juste et en envies de confirmer par soi-même les dires de Stendhal : " Le séjour à Marseille m’a formé le caractère. Je suis disposé à prendre tout en gai et je guéris de la mélancolie. "

Illustrations : Le Piéton chronique - Carnet de promenades, Michéa Jacobi (Parenthèses)

Marseille, au-delà des idées reçues

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Rédigé par AdB

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Publié le 21 Mai 2013

Berlin - Une saveur - La Fassbrause

La Fassbrause (traduit littéralement "limonade du tonneau") est une boisson gazeuse maltée très prisée des berlinois. Elle fut créée en 1908 par un chimiste attentionné envers son fils pour qui il inventa cette boisson proche de la bière mais sans alcool. Les berlinois l'appelent aujourd'hui ironiquement "Sportmolle", soit "bière du sportif".

Evidemment, la boisson la plus consommée sur les terrasses et les pelouses l'été, tout comme dans les bars en hiver, est la bière. Vous en trouverez 1001 sortes, aromatisées ou non, pour des prix raisonnables. La Fassbrause, boisson traditionnelle ancestrale elle aussi, est concoctée à base de Malt, d'extraits de fruits et d'herbes. Les plus malins feront le rapprochement avec la Jaegermeister, cette liqueur digestive très en vogue et elle aussi composée de multiples herbes. Mais non, on parle ici bien d'une sorte de soda très rafraichissant qui constitue une bonne alternative à la bière les lendemains de soirées excessives. Qui a dit que le meilleur moyen de se remettre d'une gueule de bois était de boire de nouveau ?

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Rédigé par AdB

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Publié le 16 Mai 2013

Berlin est une exception en Allemagne.

Ne venez pas ici en pensant retrouver vos idées toutes faites sur l'Allemagne : Choucroute, saucisses, bières sont bien évidemment trouvables mais ne constituent pas la particularité de la capitale du pays. De même, n'oubliez pas que la fête de la bière est munichoise et que le Brezel, bien que très répandu à Berlin, trouve son origine dans le sud du pays. De même, l'ordre supposé régner dans la vie des allemands n'est pas toujours constatable dans les rues de Berlin : Ici on traverse au rouge et les rues ne sont pas toujours propres (cela dépend des quartiers bien évidemment).

Ce qui a modifié cette ville est sans aucun doute l'influence des différentes communautés vivant en son sein : Selon le site officiel de la ville (Berlin.de), 13% de la population berlinoise est étrangère, ce qui représente environ 470 000 personnes, issues de 190 pays d'origine.

La communauté la plus imposante est la communauté turque (200 000), que vous ne pourrez pas rater à Kreuzberg, Neukölln, Tiergarten ou Wedding. Les turcs, arrivés comme travailleurs à partir des années 50, ont réimplanté à Berlin leur vie quotidienne d'Anatolie. Commerces, restaurants, disquaires, supermarchés... Les turcs vivent comme chez eux, sans trop se mêler, ce qui créé d'ailleurs de vives polémiques en matière de politique d'intégration. Le marché turc de Kreuzberg est devenu une institution fréquentée des allemands comme des turcs. Le Döner Kebap a pris une place telle dans le fooding qu'il est considéré comme le plat national berlinois (il a d'ailleurs été imaginé à Berlin par un jeune turc), au grand dam de la "Currywurst".

La deuxième communauté provient de Russie (100 000). Ces migrants se trouvent surtout dans l'Ouest de la ville. Environ 60 000 personnes proviennent d'ex-Yougoslavie et enfin 45 000 personnes sont arrivées de la Pologne voisine.

Les anciens quartiers Ouest de la ville regroupent en majorité ces communautés. Les anciens quartiers de Berlin-Est n'ont jamais réellement été une terre d'accueil, hormis pour les vietnamiens qui ont fondé un îlot asiatique en plein Lichtenberg.

Une promenade dans Berlin vous permettra de constater une forte présence venue d'Europe du Sud depuis quelques années. Des italiens, espagnols, des grecs mais également des israéliens s'y installent de plus en plus et investissent. Idem pour les américains qui viennent trouver à Berlin un terrain de libre-expression pour leurs talents artistiques. Depuis quelques temps également, géopolitique oblige, des migrants venus de Roumanie et de Bulgarie s'installent, de même que de nombreux immigrés du Proche-Orient. Le quartier de Wedding est connu pour concentrer la communauté africaine de la ville.

Quid des français ? Aucun chiffre officiel car la majorité ne se déclare pas à l'Ambassade. En 2010 cependant, on en décomptait entre 11 500 et 16 000 déclarés. La vérité se rapprocherait plus des 35 000 personnes, soit 1 % de la population tout de même. Les français s'installent principalement pour créer, monter une entreprise ou perfectionner sa maîtrise de la langue de Goethe.

Tout ceci créé une mosaique colorée et parfumée, qui a permis à Berlin de s'enrichir culturellement et socialement.

Sachez le donc, vous ne vous sentirez donc jamais vraiment à part.

Berlin - Terre cosmopolite

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Rédigé par AdB

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Publié le 12 Mai 2013

Je m’appelle Caroline, j’ai 32 ans et je vis à Berlin depuis bientôt 7 ans.

Après mes études, je suis arrivée dans la capitale allemande dans le cadre d’un service volontaire européen (SVE) d’une durée d’un an qui m’a permis de travailler dans un projet social au près de personnes handicapées dans l’Est profond berlinois.

Je ne connaissais rien de l’Allemagne et encore moins de la langue. Je voulais cependant à tout prix découvrir Berlin. Je m’ennuyais à Paris et je savais qu’à Berlin il en serait tout autrement. On va dire que la chaîne de télé Arte et ses émissions thématiques m’avait déjà convaincue à ce sujet mais je voulais voir cela de mes propres yeux et me faire ma propre idée de la ville.

Ma première année, j’ai vécu à Berlin-Kaulsdorf dans l’arrondissement de Marzahn-Hellersdorf, là où très peu de nouveaux (et même d’anciens) arrivants osent s’aventurer car n’est pas particulièrement connu pour être un environnement favorable aux étrangers. Cependant je n’ai jamais ressenti une forme quelconque d’hostilité à mon encontre. J’ai été très bien accueillie par les membres et les travailleurs de l’association. Il est clair que le quartier n’est pas le plus « hype » ni même des plus accueillants d’un point de vue vie de quartier, mais il a l’avantage d’être peu cher et hormis le russe ou parfois le vietnamien on n’y parle surtout l’allemand au contraire des quartiers « trendy » berlinois. J’étais donc en quasi-totale immersion.

Dans le cadre de mon volontariat, nous étions 3 volontaires européens de pays différents et nous habitions en colocation. La langue choisie fut bien entendu l’anglais. Ce qui me permit de le perfectionner. Mais le reste du temps, je n’avais pas le choix que de parler l’allemand et donc de l’apprendre rapidement.

Ces 12 mois furent rythmés de nouvelles rencontres, de visites d’autres villes allemandes, de soirées entre volontaires européens. J’ai surtout appris qu’à Berlin on pouvait vivre avec très peu de moyen tout en menant une vie agréable. En tant que volontaire, mon loyer était financé mais je ne disposais que d’environ 175€ d’argent de poche par mois pour manger et pour mes dépenses quotidiennes. Ce qui même pour Berlin était très peu à l’époque. Mais on se débrouille. On s’arrange pour dépenser efficace et puis dans l’Est berlinois ce n’est jamais très dur. On se contentait d’une bière à 60 cts (maintenant probablement le double) et de s’asseoir dans les parcs entre amis où d’aller en open-air party gratuite pour écouter et danser sur de l’électro.

Une fois mon année de volontariat terminée, il a fallu chercher un job. J’insiste sur le mot « job », car c’était à peu près le niveau des offres d’emploi proposées. Le service emploi de l’ambassade de France était débordé et ne pouvait assurer un service de qualité tant les demandes de Français affluaient. Le bureau ne tarda pas à fermer ses portes. Je me suis donc dirigée vers une agence de travail temporaire (« Zeitarbeit Agentur »). Je trouvai au bout d’un mois un boulot en français dans un call-center à Potsdam ainsi qu’une colocation à Berlin-Friedrichshain avec deux étudiants allemands (c’était parfait, bien qu’ayant après mon volontariat pris un mois de cours intensifs d’allemand, je voulais continuer à apprendre l’allemand même de façon passive).

Travailler dans un service de centre d’appels à Potsdam, cela représentait près de 3 heures de trajet par jour dans les transports en commun, un salaire qui permettait tout juste de payer ma chambre en coloc, ma nourriture, produits d’entretien, quelques sorties dans les clubs berlinois ou les soirées dites « illégales » dans des entrepôts ainsi que les « after » au Bar25. Je n’avais pas besoin de plus ! L’époque nous permettait une certaine insouciance mais les fins de mois furent tout de même parfois difficiles et puis on se sent financièrement très vite limité et professionnellement « exploité ».

Dans les années qui suivirent j’enchaînai les boulots dans les call-centers, cette fois dans le centre de Berlin et je pris des cours d’allemand intensifs pendant plusieurs mois tout en continuant à mener une vie nocturne berlinoise enrichissante.

Puis je décidai de me remettre à la musique (j’avais fait partie d’un groupe à Paris et j’avoue que je ressentais un manque de ce côté là). À Paris je fréquentais déjà les quelques soirées Drum&Bass et électro qui existaient, mais à Berlin on était dans une autre dimension. C’était l’Electro (avec un grand « E ») dans toute sa splendeur.

Inspirée par cette scène berlinoise, c’est tout naturellement que j’ai commencé à collaborer avec des producteurs sur mon projet musical. J’enregistrai des maquettes et fis plusieurs concerts dans des bars ou petits festivals locaux.

Désormais, je termine doucement mon album - quand le temps me le permet - en parallèle de mes activités professionnelles. Entre temps je suis en effet devenue « chasseur en immobilier ». J’ai suivi une formation, couronnée de succès, dans un institut berlinois.

Je recherche donc principalement des biens immobiliers pour mes clients francophones qui n’ont pas le temps de chercher sur Berlin ou pour qui la barrière de la langue rend la recherche difficile. Petit à petit je suis aussi sollicitée par des allemands (le bouche à oreille fonctionne) car très peu d’agents immobiliers allemands, voire pas du tout, proposent un service de recherche d’appartements personnalisé. Je qualifierais le marché de « saturé » (ou du moins les services proposés aux acheteurs) : énormément de demandes et donc une grande rapidité des transactions. Ce qui veut dire qu’à Berlin, tout comme dans les autres grandes villes, afin d’être le premier sur un bien immobilier il faut être très réactif afin de multiplier ses chances d’achat. C’est en cela que j’interviens.

Beaucoup de gens (et paradoxalement parmi elles des personnes qui ne sont elles-mêmes pas originaires de Berlin), voient cela d’un mauvais œil car tiennent les nouveaux acquéreurs étrangers de biens immobiliers pour responsables de la hausses des loyers à Berlin. Hors c’est beaucoup plus complexe que cela. Mais pour schématiser, quand pour un même appartement il y’a 10 ans se présentaient 20 personnes, il s’en présente des centaines aujourd’hui. Les propriétaires effectuent donc une sélection basée sur le gain en constatant que des personnes sont prêtes à payer de plus en plus cher pour un appartement dans un quartier « trendy » et augmentent progressivement les loyers quand la législation le leur permet (rappel : à partir du 1er Mai 2013 une augmentation de loyer n’est possible que tous les 3 ans à hauteur de 15% maximum à condition de ne pas dépasser la moyenne des loyers les plus hauts dans le même quartier pour une même catégorie d’appartements).

Berlin est victime de son succès et selon moi c’est au gouvernement de trouver des solutions. Je trouve personnellement dangereux de considérer pour responsables des acquéreurs étrangers car cela mène à des dérives. Mais là il s’agit d’un autre débat.

www.caroleenn.com

www.immobilierblog-berlin.com

Vivre et travailler à Berlin - Caroline

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Rédigé par AdB

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Publié le 5 Mai 2013

Berlin est une ville propice à la marche. Les rues sont larges et les espaces verts foisonnent. La ville est encore plus abordable pour les cyclistes. Que ce soit sur deux roues (ou 4 si vous débutez en vélo) ou sur deux jambes, nous vous recommandons une promenade parmi d'autres dans la capitale allemande :

Prenez comme point de départ, le Kottbusser Brücke, pont qui enjambe le Landwehrkanal en plein coeur de Kreuzberg. Deux directions sont possibles à ce moment-là. Vous pouvez vous accorder une virée vers l'Ouest, sur Planufer. Vous y verrez un alignement de superbes immeubles datant du début du XXème siècle. En longeant ce bord du canal, vous arriverez à l'Admiral Brücke, qu'on ne présente plus. Dès que les beaux jours sont là, ce petit pont est envahi par des musiciens et des jeunes désireux de passer une douce soirée à la belle étoile. Accordez-vous y une pause, en cas de petit creux, descendez la Grimmstrasse et offrez-vous une crêpe chez Manouche (Grimmstrasse 23).

Reprenez le long du canal sur vos pas, retournez vers le Kottbusser Brücke. Si vous y êtes un mardi ou un vendredi, vous remarquerez une certaine agitation qui vous attirera forcément. Ces deux jours, sur le Maybach Ufer se tient le marché turc, un marché coloré et épicé. Tout au bout de ce marché se trouvent quelques stands de producteurs locaux également.

Si le marché n'a pas lieu, nul besoin de prendre le Maybach Ufer. Optez pour le quai d'en face, le Paul-Lincke Ufer, plus vert et plus agréable. Tout le long du canal, un petit chemin en contre-bas de la rue vous permet de marcher au fil de l'eau. Quelques restaurants sympas s'offrent à vous au tout début du Paul-Lincke Ufer également. Suivez le fil de l'eau. Appréciez le ballet des cygnes et lorsque les beaux jours sont là, les excentricités des habitants du quartier.

Si la faim vous taraude toujours, prenez la Lausitzer strasse à gauche puis tournez de nouveau à gauche sur la Reichenberger strasse. Au 143, le bien-nommé café Goûter vous proposera boissons chaudes et délicieux gâteaux.

Revenez au bord du canal et reprenez votre promenade vers l'Est. Le canal forme à ce moment là un Y et se sépare en deux bras. Vous êtes à la jonction de trois quartiers : Kreuzberg, Neukölln et Treptow. Le dernier nommé appartenait à l'époque à Berlin-Est. Prenez le canal de gauche, et arpentez à travers la verdure. Vous croiserez alors l'entrée du Görlitzer Park, grand parc tout en longueur, haut-lieu de la grillade l'été. A sa hauteur d'ailleurs, prenez la petite passerelle qui vous permettra de passer sur l'autre rive, et donc de quitter Kreuzberg pour Treptow.

Vous arriverez alors dans un autre parc, le Schlesicher Busch, puis une fois observé un mirador datant de l'époque du mur qui passait par là, vous arriverez sur la Puschkinallee. De là, dirigez-vous droit devant direction la Spree. Vous passerez alors à travers le complexe de l'Arena, dans un décor industriel non sans charme. Vous pourrez ensuite longer la Spree, direction l'immense Treptower Park où se termine notre ballade.

Vous aurez alors pris la mesure du Berlin au fil de l'eau, avec une touche historique et une bonne dose de gourmandise. La durée est d'à peu près une heure et demi selon vos haltes et votre rythme.

Berlin - Pour les marcheurs - De Kreuzberg à Treptow

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Rédigé par AdB

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Publié le 2 Mai 2013

Berlin - Pour les petites bourses

Berlin est une ville généralement abordable lorsqu'on y est en visite. Y manger coûte peu cher selon ce que l'on choisit. Les asiatiques et indiens proposent des plats de qualités pour 5 euros en moyenne. Le Döner-Kebab n'excède pas 2,50 euros. Les boissons sont elles aussi bien abordables. Quant aux glaces, comptez environ 80 cts - 1 euro la boule. Vous l'aurez compris, vous ne succomberez pas à la faim ou à la soif.

Concernant les occupations, nocturnes tout d'abord, comptez environ 5 euros pour une entrée en soirée ou un concert dans un bar. En moyenne bien sûr. Des petits concerts de Jazz ou de Folk ont lieu tous les soirs de la semaine. Toujours appréciable quand le bar se trouve au coin de la rue. Pour la programmation jour par jour, consultez le Zitty, le magazine mensuel des sorties berlinoises.

Dans la journée, le prix des visites fluctue en fonction des endroits. Certains musées sont moins chers que d'autres. Notez que certains musées laissent un accès libre le premier mercredi du mois. Se renseigner tout simplement.

Parcourir la ville et ses monuments ne coûte rien sauf le prix du billet de métro ou de bus (2,60 euros). Se détendre dans un des nombreux parcs est offert à tous. Y griller quelques saucisses coûtera le prix du paquet de saucisses au supermarché du coin.

Les amateurs de marchés pourront se faire plaisir en se rendant sur les différents marchés de la ville tout au long de la semaine. Quant aux amoureux de la nature, il leur suffira d'un trajet de S-Bahn (2,60 euros) pour arriver au bord des lacs de Müggelsee ou de Wannsee. Une baignade pourra alors couronner le tout.

Pour les fêtards du dimanche, lorsque le soleil brille et que la belle saison est là, sont organisées un peu partout dans la ville des Open-air party. Comprenez donc des fêtes en plein-air avec djs et fêtards allumés. Les lieux sont souvent connus au dernier moment, par internet, mais le détour vaut absolument le coup, pour comprendre réellement l'esprit de la fête berlinoise.

Berlin - Pour les petites bourses

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Rédigé par AdB

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