Publié le 25 Juin 2013

Athènes, par Antigoni

1 - Que fais-tu le dimanche à Athènes, quand tout est fermé ?

Une ballade autour de la colline Filopappos est un must le dimanche. Les gens y pique-niquent en profitant de la superbe vue sur l’Acropole et toute la ville.


2 - Quelle est la meilleure saison selon toi, pour venir à Athènes ?

Au printemps ou en automne. Il fait chaud et le soleil brille mais la chaleur n’est pas étouffante comme en plein été.


3 - Comment définirais-tu un(e) athénien(ne) ?

On ne peut pas faire de généralité. Evidemment, il faut bien prendre en compte que la vie en ville est stressante. Une chose est sûre: l’athénien est bruyant, quand il parle, rit ou se dispute !


4 - Brunch ou dîner ?

Les grecs ne sont pas très familiers avec la notion de « brunch ». Ils déjeunent ou dînent. Mon conseil personnel vous emmène à la taverne “Karavatis”. Pendant les beaux jours, on peut profiter d’un jardin ombragé sous des vignes, déguster du vin et apprécier la cuisine grecque. Cet endroit est totalement inconnu des touristes ! (Arktinou 35, Pausaniou 34, près de la station de métro Evangelismos).

5 - Quelle est la fierté des athéniens ?

L’Acropole !

6 - Athènes est-elle une ville sûre pour une fille voyageant seule

Globalement, Athènes est une ville sûre mais certains quartiers comme Omonia ou Plateia Theatrou sont à éviter, surtout la nuit, pour les touristes (homme ou femme).

7 - Quel est le budget moyen selon toi pour une bonne soirée à Athènes ?

Cela dépend des envies ! On peut apprécier une soirée en taverne pour 15-20 euros repas compris ou aller dans un bar trendy où boire un cocktail à 8-10 euros.

8 - Que boit-on dans ta ville (du vin typique, de la bière locale ou autre chose)

Il n’y a pas de boisson particulière à Athènes. On peut toujours goûter le café grec, qui est identique au café turc. On peut aussi goûter aux vins locaux, au Ouzo ou au Tsipouro.

9 - Où penses-tu trouver le meilleur point de vue sur Athènes ?

Sur le mont Lycabette, une colline de 277 mètres de haut. C’est le plus haut point de la ville.

10 - Un parc ou un jardin pour se détendre ?

Le parc environnemental « Antonis Tritsis » est le plus grand espace vert d’Athènes. Le tout mesure environ 1200ha. On y trouve 6 lacs artificiels et un canal aménagé, tout comme une faune et une flore riche. C’est un vrai trésor de beauté naturelle ! Il est surtout fréquenté par les athéniens qui vivent dans l’Ouest de la ville et par les visiteurs de la région.

11 - Conseilles-tu de se loger dans un ho(s)tel ou chez l'habitant ?

Les athéniens ne sont pas habitués à proposer un logement chez l’habitant, mais si vous connaissez quelqu’un sur place, je vous le recommande vivement !

12 - Une chanson par laquelle tu définirais ta ville ?

Le groupe s’appelle Tripes.
(voir vidéo ci-dessous)

13 - Existe t'il un site ou un magazine pour les sorties, les expositions ?

Je n’ai pas trouvé de site en anglais. Mais il suffit de chercher sur Google pour trouver ce que l’on cherche :)


14 - Pour un touriste qui voyage sans argent, conseille nous une activité gratuite.

Découvrir le centre historique d’Athènes en se balladant vous occupera de longues journées !

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Rédigé par AdB

Publié dans #athenes

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Publié le 20 Juin 2013

Peu importe la grammaire rebelle, on écrit ce qu'on pense à Marseille, d'une façon ou d'une autre, on exprime son avis ! Et peu importe le Bescherelle !

Marseille - Libre et contestataire

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Rédigé par AdB

Publié dans #marseille

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Publié le 13 Juin 2013

Il existe des centaines de saveurs caractéristiques à Marseille : Des plus fameuses comme le Pastis ou la Bouillabaisse aux moins connues comme la Fougasse ou le Pistou. Les saveurs sont influencées par les différentes communautés installées dans la ville. Ainsi la Kemia orientale fréquente sans mal la saucisse Figatelli corse.

Mis en appétit ?

Face B vous indique le chemin vers une douceur toute particulière et véritable madeleine de Proust de nombreux provençaux : La Navette.

Petit biscuit long en forme de barque aromatisé à la fleur d'oranger, il se déguste tiède ou trempé dans la café. Le goût prononcé de la fleur d'oranger ne plaira pas à tous mais certaines font l'unanimité : Pour découvrir les meilleures, rendez-vous dans le plus ancien fournil de la ville, à deux pas de l'abbaye Saint-Victor. Le Four des Navettes (136 Rue Sainte 13007 Marseille) propose aux gourmands depuis plus de 200 ans, les meilleures Navettes de la ville. Pompes à l’huile et gibassiers sont aussi de la partie. Vous vous demandez ce que c'est ? Alors une seule solution, allez voir par vous-même.

Une adresse incontournable pour tout marseillais qui se respecte.

Marseille - Une saveur : La navette

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Rédigé par AdB

Publié dans #marseille

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Publié le 10 Juin 2013

Dans le cadre de Marseille Provence 2013, une initiative permettant de découvrir autrement le milieu urbain marseillais a été lancée. Intitulée GR 2013 à la manière des grands sentiers de randonnée, ce parcours se veut lui même "sentier métropolitain de randonnée pédestre". Long de 365 km avec tout de même 70 kms dans la commune urbaine marseillaise.

Par ce biais, le randonneur aura l'occasion de découvrir lotissements et cabanons, mais aussi des zones d'activité, des sites historiques peu connus ou encore des bastides authentiques et des réserves naturelles de la communauté marseillaise. Une façon originale d'appréhender l'espace périurbain tout en s'enrichissant des diversités qui ont fait et fait l'histoire de la ville et de ses environs. Tout cela s'étendant sur 38 communes aussi variées que Salon-de-Provence, Aubagne ou Martigues et qui vous permet notamment de découvrir les splendides paysages de la campagne aixoise.

Le marcheur pourra également constater qu'à Marseille, plus qu'ailleurs, la nature est imbriquée au coeur de la cité. Les collines environnantes flirtent avec les tours de béton et des champs s'étendent jusqu'aux quartiers Nord.

Aux amateurs de marche, de curiosité et de culture donc, chaussez-vous en conséquence et découvrez la région comme peu de personnes ont eu la chance de le faire. Un bon plan Face B ou comment découvrir les environs autrement.

(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

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Rédigé par AdB

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Publié le 3 Juin 2013

Istanbul - Les droits de l'Homme ne se négocient pas

Face B n’a pas pour habitude depuis sa création, de s’engager dans un discours politique ou militant et ne le fera d’ailleurs jamais. Mais comment ne pas réagir aux événements qui touchent Istanbul depuis 4 jours maintenant, alors que nous consacrions 4 semaines à cette ville il y a quelques mois ?

Nous l’écrivions déjà : Istanbul est marquée par son Histoire. Des romains aux Ottomans en passant par les grecs, les communautés arméniennes et juives. Chaque rue de la ville est une page de cet immense livre d’Histoire que constitue Istanbul. Et aujourd’hui, depuis quelques jours, la jeunesse stambouliote a décidé d’en écrire un nouveau chapitre.

Istanbul, j’y ai des amis. Mes amis ont des valeurs, des principes. Ils ne sont pas des casseurs ni des terroristes. Ils sont jeunes, modernes, et ont en commun de défendre leurs valeurs communes au nez et à la barbe du gouvernement Erdogan, dans la rue ou en vigies sur les réseaux sociaux.

Mes récents passages à Istanbul ont été marqués par des rencontres multiples. Sa population diffère dans chaque quartier. La jeunesse de Taksim est colorée, tolérante, humaine. C’est elle qui aujourd’hui bat le pavé et brave les intimidations pour réclamer le droit de vivre comme bon lui semble.

Tout a démarré par un mouvement de défense écologiste non loin de la place Taksim à Istanbul. Face aux répressions violentes et inappropriées de la Police, le mouvement s’est élargi et est devenu une contestation immense contre la douce radicalisation sociale voulue par le premier ministre et son parti au pouvoir depuis des années (AKP). En s’en prenant aux valeurs laïques et aux symboles de la société turque, « Tayyip le sultan » n’imaginait surement pas soulever une telle indignation dans les milieux les plus démocrates du pays. Istanbul, Ankara, Antalya puis Izmir, les villes modernes et étudiantes, ont donné le ton. Là encore, le fossé entre la Turquie progressiste urbaine et la Turquie traditionnaliste des campagnes se creuse. Car l’AKP a surtout trouvé un terreau fertile dans les milieux ruraux et religieux, ce qui n’est pas la réputation première des quartiers de Taksim ou Besiktas, bien qu’Erdogan ait été maire d’Istanbul des années durant.

Deux visions de la société s’affrontent donc ces jours-ci dans les rues de Turquie. Etudiants, hommes, femmes, jeunes et vieux, kémalistes et communistes, anarchistes et syndicalistes, gays et hétéros, unis pour défendre le droit à la différence, le droit au respect et dénoncer les dérives autoritaires mises en place depuis des années, qui diminuent les libertés une à une et marginalisent les minorités qui font la richesse de ce pays. Les droits de l’Homme ne se négocient pas, tout comme le droit à la parole libre.

Connaissant bien cette ville pour y avoir vécu plusieurs mois, j’observe aujourd’hui d’un œil très attentif ces événements. Je m’indigne face au silence complice des journalistes turcs. Je suis soulagé de voir les médias internationaux prendre au sérieux ces contestations. J’observe mes amis user des réseaux sociaux comme jamais pour diffuser leurs messages et leurs conseils. Je regrette mon impuissance à ne pas pouvoir apporter mon grain de sel et mon fil d’actualité Facebook prend des allures révolutionnaires. J’y ressens un mouvement qui résulte de plusieurs années de contestation étouffée, d’éloignement du pouvoir par rapport à leur mode de vie et de frustration à ne pas être entendu. Qu’il est énorme le fossé entre ces amis rencontrés sur place et le modèle socio-religieux souhaité par Erdogan. Il l’aura donc appris ces dernières heures : « Personne ne peut être mis dans un seul et même moule ». Istanbul la turbulente ne s’avilit pas aux simples lois d’un gouvernement peu scrupuleux et indifférent aux 50% d’un pays qui n’a pas voté pour lui.

A titre personnel aujourd’hui, je salue donc le courage de tous ceux qui se sont levés d’un commun effort. Cette immense mosaïque apolitique et solidaire face à l’inacceptable violence vouée à faire taire.

N’oublions pas que la Turquie possède à ce jour le triste record de journalistes emprisonnés et que cela est bien évidemment la raison pour laquelle aujourd’hui, les révolutionnaires sont qualifiés de terroristes par le pouvoir et ses médias contrôlés qui ne font preuve d’aucun discernement sur les événements de ces jours-ci.

Il y a quelques jours, à Ankara, des étudiants organisaient un « kiss-in » pour défendre le droit de s’embrasser librement dans la rue. Quelques jours plus tard, la jeunesse de Beyoglu s’érigeait contre une oppression grandissante anti-démocratique. La Turquie vit un tournant. Et si les résultats ne seront pas forcément visibles rapidement, les conséquences dans la société turque seront bien existantes.

Ces idéalistes ne sont pas des casseurs. Ce sont simplement des défenseurs.

Car aujourd’hui grâce à eux, le monde réalise encore un peu plus qu’il est tout à fait possible de s’indigner pour des causes justes, dans un pays en plein boum économique.

Les valeurs humaines universelles ne sont donc pas encore tout à fait perdues.

Alex

Istanbul - Les droits de l'Homme ne se négocient pas

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Rédigé par Alex

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