Publié le 10 Mars 2015

Des voyages en bulles - Tranches de vie

Tranches Napolitaines (Dargaud) 2010

La tranche napolitaine est un dessert glacé créé aux Etats-Unis. Ces tranches-là, dont nous parlons aujourd'hui, parues en 2010 chez Dargaud traitent bien de Naples, ville mystique et sauvage s'il en est, terre fantasque de tous les fantasmes.

4 auteurs français prennent le crayon et vous font parcourir ruelles animées, baie de Naples et palais majestueux pour une approche originale de cette cité méditerranéenne unique, de sa folie et de sa grâce. Une invitation au voyage à travers 4 récits, une plongée à l'ombre du Vésuve que les amoureux de Naples apprécieront et que les non-initiés goûteront avec délice.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé cet ouvrage collectif, ces histoires traitant de mythologie, d'art mais aussi d'une française à la recherche de son père dans le décor majestueux et parfois sombre de cette ville. Les ouvrages collectifs sont toujours intéressants par la différence du dessin des auteurs, des histoires courtes et efficaces. Un vrai plus.

Pour vous procurer ces tranches, c'est ici.

Un petit avant goût ci-dessous :

Des voyages en bulles - Tranches de vie
Des voyages en bulles - Tranches de vie
Des voyages en bulles - Tranches de vie

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #des voyages en bulles

Repost0

Publié le 4 Mars 2015

Des voyages en bulles - Riad au royaume des grands
Des voyages en bulles - Riad au royaume des grands

On ne présente plus Riad Sattouf, brillant auteur-dessinateur de nombreuses BD dont la série "La Vie secrète des jeunes", parue durant 9 ans dans les colonnes de Charlie Hebdo. En 2014, Il se mue également en réalisateur en réalisant le film "Jacky au royaume des filles".

"L'Arabe du futur" paru en mai 2014 est le premier tome d'une série de trois volumes.

On y retrouve un trait soigné et presque enfantin, ce qui colle bien avec le thème de l'ouvrage : les aventures du petit Riad himself, son enfance passée en partie dans différents pays comme la Libye ou la Syrie, où son père universitaire travailla dans les années 80. Le titre de la BD nous renvoie à ce dont le père de Riad était un fervent défenseur : le panarabisme. Pour résumer en deux mots, une idéologie qui vise à unifier les peuples arabes en glorifiant leur histoire commune. Le père du petit Riad se révèle être tout au long de l'histoire, un soutien admirateur des dictateurs arabes, censés redonner le prestige de la culture arabe et bâtir la société de demain.

Loin de n'être qu'une BD politique, "L'Arabe du futur" nous plonge dans l'innocence du petit Riad, bambin aux cheveux blonds (mère bretonne et père syrien), confronté à la dureté d'un monde dont il ignore les codes en quittant la France. La Lybie de Khadafi et ses lois absurdes, la Syrie d'Assad père, la cruauté des autres enfants à son encontre et la rencontre d'une famille syrienne paysanne aux codes radicalement différents. A travers ses yeux d'enfant, Riad Sattouf nous offre un voyage historico-géo-politique, teinté de légereté et d'innocence enfantine. On y aborde donc des sujets très sérieux au fil d'anecdotes et de souvenirs abordés avec humour. C'est là tout le talent de Sattouf à pouvoir rendre compréhensible et attractif une situation complexe. Les désillusions d'un père sont au final plus adoucies à travers les yeux d'un enfant.

Je vous laisse donc découvrir si le rêve du père de Riad de voir son fils devenir "L'Arabe du futur", l'arabe modèle, se réalisera.

Outre les récompenses nombreuses reçues ("L'Arabe du futur" a reçu le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album du Festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême 2015 notamment), il est également l’un des cinq livres français les plus traduits dans le monde en 2014.

A titre personnel, si je ne suis pas un grand fan d'autres personnages de Sattouf comme Pascal Brutal, je me suis délecté de ce premier volume. Une vraie exploration et un voyage dans le temps dans un monde que nous connaissons peu, à travers ce petit blondinet auquel il est si facile de s'identifier. Les absurdités relevées sur les lois du régime de Khadafi ou les anecdotes sur les moeurs syriennes sont un régal. Le dessin est à première vue simple, mais fait preuve d'une esthétique incomparable. A mettre définitivement entre vos mains donc, que vous soyez amoureux de BD, d'histoire, d'aventure ou simplement curieux, ce n'est ni plus ni moins qu'un roman-dessiné qui vous poussera à savoir ce que la destinée aura réservé au petit Riad.

Pour vous le procurer en français, c'est par ici. Il est également disponible en allemand, espagnol, anglais sur internet ou chez le libraire le plus proche selon votre pays de résidence.

Des voyages en bulles - Riad au royaume des grands

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #des voyages en bulles

Repost0

Publié le 1 Mars 2015

Des voyages en bulles - Un monde de loto sans perdants
Des voyages en bulles - Un monde de loto sans perdants

"Le "modèle suédois", c'est un peu l'exemple à suivre, celui du pays parfait qui combat les inégalités, lutte contre le réchauffement climatique et ne laisse aucune chance à la xénophobie."

Ces deux lignes introduisent la présentation des chroniques suédoises de Nils Glöt.

Cette BD-documentaire nous emmène dans une Suède rêvée, idéalisée et fantasmée, où réalité et utopie s'entremêlent habilement, quitte à ce que le lecteur en perde ses repères.

Habitués que nous sommes à l'ingéniosité de ce peuple en matière de meubles en kit, la question se pose souvent au fil des pages. Est-ce inventé ou réel ?

Tout part d'un blog, créé il y a quelques années, sur lequel Nils Glöt, de son vrai nom Thomas Lapanouse, nous fait part avec humour de ses observations sur la société suédoise et de la mentalité si particulière des habitants du royaume.

Si loin et si proches, les suédois ont visiblement une mentalité à part que l'auteur nous retranscrit au travers de billets humoristiques, nous présentant l'approche faite de sujets aussi sérieux que l'écologie, l'éducation ou encore les musiciens dans le métro. J'avoue avoir parfois été troublé par le côté "réalisable" de certaines utopies dessinées ici. Après tout oui, pourquoi est-ce que l'on ne pourrait pas circuler en nageant en ville dans un réseau de canaux couverts qui se transforment en pistes de patinage l'hiver ? Ecolo et sportif, la solution parfaite pour pallier les transports en commun bondés. Utopiste mais tellement beau à imaginer.

C'est là tout l'intérêt des chroniques suédoises, imaginer des solutions et faire réfléchir sur des sujets de société, tout en conservant une part de doux rêve, que cette Suède imaginaire nous autorise à avoir. La lecture de cet ouvrage nous fait donc passer un bon moment mais nous permet également une réflexion sur l'avenir de nos sociétés en général. Je suis personnellement assez partisan de la ferme privée au pied de chaque immeuble, permettant d'avoir un robinet à fromage frais dans chaque logement ! Oui bon ok, là c'est mon estomac qui écrit, mais avouez que l'idée a du potentiel ? Non ? Ah bon. Vous préférerez alors peut-être un zoo urbain à ciel ouvert, où chaque animal trouve sa place et une fonction en ville ?

Courez donc vers les chroniques suédoises. Ca n'a pas vertu de guide si vous envisagez un voyage en Scandinavie mais au moins, cela vous donnera une première approche des suédois à travers les yeux et le crayon d'un talentueux dessinateur français.

A titre personnel, je vous recommande vivement cette BD qui fut pour moi une des meilleures lectures de l'année passée.

Pour vous procurer l'ouvrage publié chez Delcourt, c'est par ici.

Sinon, pour préparer un voyage et en apprendre plus sur la culture suédoise, voici le blog très complet d'une française expatriée quelques mois.

Ci-dessous, un lien vers un billet du blog qui synthétise bien l'esprit de cette aventure viking :

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #des voyages en bulles

Repost0

Publié le 26 Février 2015

Des voyages en bulles - Jenni Sparks
Des voyages en bulles - Jenni Sparks

Face B s'autorise un petit lifting pour l'anniversaire de ses deux ans d'existence.

Changement de décor et nouvelles idées sans jamais oublier le fond.

La série d'articles qui débute aujourd'hui, intitulée "Des voyages en bulles" alliera donc voyages et arts graphiques. Seront proposées des infos autour de la bande-dessinée et d'initiatives artistiques autour du 3ème art.

Un périple autour du monde donc, sans bouger de votre fauteuil, au travers de coups de crayons divers et variés. Pas de voyage en ballon mais un monde de bulles qui s'ouvre à vous.

Pour commencer cette nouvelle série, ce premier article sera consacré à une artiste londonienne talentueuse, Jenni Sparks, auteure d'une série de cartes urbaines dessinées avec la plus grande minutie. Des cartes bluffantes de Paris, Berlin, New-York, San Francisco ou Londres à admirer (et acheter) sur son site. Jenni allie technique, esthétique et réelle recherche scientifique concernant chacune des villes topographiées (avec une touche de culture pop, qui saura retrouver King Kong?). De la haute voltige donc, de la minutie et uniquement de l'admiration suscitée chez qui aime le dessin et les cartes (oui bon ben moi quoi).

Pour son prochain article, Face B vous emmènera en Suède, mais d'ici là, veillez à ne pas vous égarer. Pas de panique, Jenni et ses cartes sont là pour ça.

Des voyages en bulles - Jenni Sparks
Des voyages en bulles - Jenni Sparks
Des voyages en bulles - Jenni Sparks

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #des voyages en bulles, #voyage, #bd

Repost0

Publié le 16 Juillet 2014

Berlin - Où écouter quoi et où danser sur quoi ?

Berlin n'est pas une ville limitée à la seule musique électronique qui fait pourtant sa renommée (à juste titre). La particularité plaisante de cette ville est avant tout qu'elle sait mélanger les genres et les styles sans que ceux-ci ne s'entrechoquent ni s'abiment. Transgresser les codes, encore et toujours, sortir les genres musicaux de leurs cases. Berlin encore et toujours.

La vie nocturne change année après année et les lieux ferment aussi vite qu'ils ouvrent. L'éphémère de certains clubs symbolise à lui seul l'état d'esprit de Berlin, qui pourrait se résumer à "danse, fais la fête aujourd'hui et sans limite, qui sait si cet endroit existera encore demain tel qu'on l'a connu ?".

Je ne m'aventurerai bien évidemment pas dans une énième liste des endroits les plus cools où apprécier la scène électronique berlinoise. Je laisse le soin aux autres de le faire. Ce n'est en aucun cas un désamour pour les musiques électroniques mais plutôt car les lieux se font et se défont trop vite pour être recensés. Créer une liste aujourd'hui, c'est s'assurer qu'elle ne sera plus qu'à moitié valable dans un an.

Cependant, pour les amateurs d'autres sonorités et curieux en tous genres, voici un petit répertoire (non exhaustif) de lieux simples ou sophistiqués, petits ou grands, où vous trouverez votre bonheur en fonction de vos envies :

Le Rock, sous toutes ses déclinaisons, a toujours été omni-présent dans la capitale allemande. De Bowie aux punks de Kreuzberg, de la Neue Welle aux concerts monumentaux de la fin des années 80 de part et d'autre du mur. Les amateurs du genre trouveront donc de quoi satisfaire leur soif intarissable. Le Silverwings est un club assez méconnu de nos jours, situé dans l'enceinte de l'ancien aéroport de Tempelhof. Il s'agissait autrefois du bar des officiers américains et Johnny Cash vint y donner un concert. Le cadre est donc authentique et les looks recherchés. La bande son court plutôt des années 50 aux années 70. Dans le même ordre d'idée, avec tout autant de nostalgie et un esprit rockabilly bien comme il faut, le Bassy Club ne se présente plus. Située sur la Schönhäuser Allee, ce petit club alterne concerts et soirées de qualité. Le slogan du club évoque une préférence pour la "Wild music before 1969". Vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas.

Non loin de là se trouvait il y peu encore, le White Trash Fast Food. Un restaurant de burgers dans un décor de restaurant asiatique. Une vraie institution berlinoise déménagée il y a peu à Treptow, après de nombreuses années non loin de Rosa-Luxemburg Platz. Le lieu propose également des concerts et des soirées orientées Rock n' Roll. Avouez qu'allier la danse à la dégustation d'un Burger maison n'est pas négligeable. A vous simplement de trouver le bon ordre des choses. Possibilité de se faire tatouer pendant la digestion également.

Les concerts Rock sont assez fréquents et se déroulent dans divers endroits. Le Magnet Club à Kreuzberg alterne concerts et performances dj, le Lido propose une soirée Rock Indie plutôt peuplée par des adolescents et l'Astra est une salle de concert qu'on ne présente plus.

Les afficionados de Jazz sont également nombreux à Berlin. Des lieux incontournables comme le B-Flat ou le A-trane sont des institutions. Berlin propose quasi quotidiennement des Jam sessions diverses et variées. Celle du mardi à l'Edelweiss, dans le Görlitzer Park, est un régal. Attention à arriver tôt cependant car l'endroit est très vite bondé. Les soirées Naked Jazz du batteur américain Eric Vaughn migrent de bars en salles au fil des semaines. Tous les dimanches, elle a lieu au Badehaus Szimpla à Friedrichshain. Le batteur invite régulièrement des musiciens de talent à ses côtés. Vivement recommandé !

Enfin que serait le jazz à Berlin sans ces petits bars plus ou moins fameux offrant une scène pour musiciens amateurs : impossible de tous les citer, mais penchez-vous sur les cas du Sandmann et du Bauchhund à Neukölln.

Si la musique dite "World" (je déteste ce terme fourre-tout) est votre tasse de thé, alors courez à la Werkstatt der Kulturen à Neukölln. Musiques africaines ou sud-américaines, dans un cadre agréable qui propose également des expos et des rencontres de qualité.

Pour finir, si vous vibrez toujours sur les vinyles sixties hérités de vos parents, que vous aimez les tenues des Supremes et vous prenez pour Otis Redding le matin sous la douche, la musique Soul est largement représentée à Berlin au travers de soirées mensuelles qui vous évoqueront forcément quelque chose, de par les flyers accrochés un peu partout en ville au fil des rues. Soul Explosion ou Soul Inn, l'une ou l'autre ou les deux, munissez-vous de votre Mojo et préparez-vous pour une nuit entière de vibrations Soul.

En marge de ces deux soirées plutôt fameuses, un collectif berlinois organise également une fois par mois la soirée Wedding Soul, à Wedding en toute logique. Le lieu vaut le détour et le talent du collectif de djs également. Si les djs de Soul explosion et Soul Inn excellent par leur sélection, ceux de Wedding Soul excellent par leur talent en matière de Dj-ing mais également de choix, qui vont de la Soul classique à l'Afro-beat en passant par du Disco. Coup de coeur !

Le Soul cat est un petit bar de la Pannierstrasse à Neukölln, qui outre son excellent décor, propose un dj tous les soirs. Non loin de là, sur la Weserstrasse, le Fuchs und Elster est un petit club sous-terrain assez chaud, où blues fait bon ménage avec le rock n'roll des sixties et Soul prenant aux tripes. Pour finir enfin, Das Hotel est là aussi une petite salle sous-terraine à Kreuzberg offrant une bonne programmation et des beats bien trouvés ! Last but not least, le Konrad Tönz est un tout petit bar cosy de Kreuzberg où on se détend sur des sélections de vinyles groovy.

Alors vous faites quoi samedi ?

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin, #Musique, #rock, #jazz, #soul, #Vinyles

Repost0

Publié le 23 Juin 2014

Berlin - Petites et grandes histoires du disque vinyle à Neukölln

Depuis le 17 mai et jusqu'au 28 décembre prochain, le Museum Neukölln propose une exposition dédiée au disque vinyle, conçue par et pour les amoureux de cet objet en pleine renaissance : Mythos Vinyl.

L'exposition, gratuite, retrace l'histoire de Neukölln (mais aussi de Berlin) au fil de la musique de 1945 à nos jours. Une exposition certes petite mais très fournie et émouvante de par la présence d'objets d'époque prêtés par des particuliers. Le visiteur a la possibilité de louer gratuitement un IPad à l'entrée, qui lui permettra de découvrir des vidéos insolites du Neukölln rock n'roll de même que des explications interactives (en allemand uniquement) sur les différents thèmes abordées.

Couvrant tout un mur, une collection de 50 disques prêtés par des habitants de Neukölln : chacun d'eux a une histoire, évoque un souvenir précis de jeunesse et témoigne de jours plus ou moins heureux. Ecoute et (re)découverte du disque en question, son histoire mais aussi quelques lignes de son propriétaire : avec curiosité et émotion, on constatera l'influence des militaires français de Tegel sur certains jeunes les fréquentant, à travers Moustaki ou Piaf, ou encore de la radio américaine militaire AFN qui influencera durablement le Berlin des années 50-60. On apprendra également comment un dj dans un peep-show à Hambourg découvrit dans les années 70 le funk nigérian à travers sa rencontre avec une prostituée qui lui vendit toute sa collection. Ou encore on imaginera à travers quelques lignes, une bande d'adolescents des sixties découvrant ahuris "Paint it black" des Rolling Stones sur une platine portative quelque part sur la Hobrechtstrasse. Les témoignages replongent dans des destins particuliers : une famille de migrants du sud de l'Italie ne ramena en Allemagne qu'un seul disque dans leurs bagages, toujours là aujourd'hui : The Beatles 1962–1966. Des souvenirs plus ou moins récents mais toujours tellement parlants. Cette partie de l'exposition est particulièrement touchante car derrière chaque 33 ou 45 tours se dissimule un destin que l'on découvre, un épisode bien particulier d'une vie parfois agitée dans le Berlin d'autrefois.

Différentes platines nous sont présentées au fil des vitrines et l'on peut apprécier l'esthétique des différentes décennies. Une partie de l'expo est consacrée aux Beatles, leur influence sur la jeunesse berlinoise en rupture avec leurs ainés mais aussi aux Rolling Stones et leur concert ravageur de la Waldbühne en 1965. Le disco et les changements qu'il a apporté dans l'industrie du disque est également à l'honneur.

Il est également toujours étonnant de découvrir l'histoire de lieux aperçus quasiment quotidiennement aujourd'hui : le magasin de musique Musik-Bading par exemple, sur la Karl-Marx Strasse, de nos jours si désuet, fut autrefois le temple des jeunes acheteurs de vinyles et un établissement hautement rock n'roll.

En somme, aucune excuse pour rater cette superbe exposition, gratuite et tout simplement remarquable.

Pour tout amateur de disques, tout mélomane, pour qui se réjouit de la richesse nocturne et musicale berlinoise actuelle, un must-see afin de constater que la folle jeunesse berlinoise d'autrefois n'a rien perdu de sa superbe.

Museum Neukölln
Alt-Britz 81
12040 Berlin

Bus : M44 ou M46 (Arrêt Fulhamer Allee, moins de 10min depuis Hermannstrasse)

Métro : U7 Parchimer Allee

Horaires d'ouverture : du mardi au dimanche de 10 à 18 heures. Entrée libre.

Berlin - Petites et grandes histoires du disque vinyle à NeuköllnBerlin - Petites et grandes histoires du disque vinyle à NeuköllnBerlin - Petites et grandes histoires du disque vinyle à Neukölln

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin, #Vinyles, #Musique, #expositions

Repost0

Publié le 19 Juin 2014

Marseille - Chave, bien plus qu'un boulevard

En plein coeur de Marseille, long d'1,5 km, le boulevard Chave est une artère qui relie la gare de la Blancarde à la place Jean Jaurès, également connue des marseillais comme "La Plaine".

Son nom provient de l'urbaniste André Chave qui développa ce quartier au XIXème siècle. Cher au coeur des marseillais d'autrefois de par la présence du fameux tramway 68, ce boulevard présente aujourd'hui un réel attrait pour toute une jeune population, désireuse de vivre en plein coeur de la ville, tout en maintenant une vie de quartier.

Le boulevard Chave traverse un quartier qui historiquement, tient un rôle important pour la cité phocéenne. Jugez plutôt : le quartier du Camas vit naître Fernandel, au numéro 72, et Marcel Pagnol y passa une bonne partie de son enfance en famille (photo) à quelques rues de là. C'est au final tous les symboles de la culture provençale qui s'y retrouvent. Au numéro 19 se trouvait également un théatre aujourd'hui disparu, où Joseph Pujol, connu sous son nom d'artiste comme "le pétomane" fit ses premiers pas (oui oui) dans la première partie du XXème siècle. Il y existait autrefois également une prison, qui ferma ses portes à la fin des années 1950.

Lorsque l'on arrive du centre-ville ou des grands boulevards, c'est le calme qui frappe sur ce boulevard et qui tranche avec le brouhaha toujours présent dans la ville. Le développement récent de ce quartier est bien sûr dû au nouveau tramway qui limite la circulation automobile et apporte comme dans toute autre ville où un tramway est mis en place, un certain cachet au lieu. Tout au long du boulevard, des petits commerces variés se succèdent et les riverains semblent attachés à cet aspect : le lien entre habitants et commercants est tenace et la convivialité est de mise. Il existe un réel esprit de village dans ce quartier, un vrai sentiment de proximité avec des commercants honnêtes et proposant des produits de qualité (quelques tuyaux vous sont donnés en bas de cet article).

La récente arrivée de nombreuses jeunes familles traduit l'engouement autour de ce coin et permet le développement de commerces nouveaux. Le regain d'activité est notoire et la vie gagne en qualité.

Selon les jours, les amateurs pourront parcourir les allées colorées et bruyantes du marché de la Plaine (mardi, jeudi et samedi) ou celui plus petit de la place Sebastopol (lundi, mercredi et vendredi). Enfin, la proximité du Cours Julien (5 min. tout au plus) n'enlève rien à l'intérêt du lieu, pour les personnes intéressées par la vie nocturne et culturelle marseillaise.

Un prochain passage à Marseille vous permettra donc d'expérimenter cet endroit et ses alentours. Prenez le temps d'y passer et de rester un moment à l'ombre de platanes, vous pourrez alors prendre le pouls du boulevard et apprécier cette ambiance que le Pagnol enfant d'autrefois et ce minot remuant d'aujourd'hui ont en commun.

Recommandations Face B :

- Bière de la Plaine, 16 rue Saint-Pierre

Blonde, brune ou ambrée, amateurs de bières, vous trouverez votre bonheur dans cette petite brasserie fondée il y a un an par deux amis marseillais, à deux pas du Bd Chave.

- La réserve à bulles, 58 rue des trois frères Barthelemy

Librairie spécialisée dans la BD, très bien fournie, pour les grands et les petits.

- Adèle, l'épicerie paysanne, 51 boulevard Chave

Depuis août 2013, cette petite épicerie propose produits locaux et bio à prix raisonnables et raisonnés. Un vrai succès, à juste titre.

- Vins et caetera, 78 Boulevard Eugène Pierre

Besoin d'une bonne bouteille ? Ce caviste (qui propose également de l'épicerie fine) vous sera d'excellent conseil.

- La cabine, 157 bd Chave

Un petit magasin de jouets comme autrefois. Tout cela fleure bon la nostalgie mais rien que pour le plaisir, faites y un détour.

- Royaume de la chantilly, 2 rue Granoux

Une institution depuis 1917, destinée aux amateurs de fromages et de produits méditerranéens. Un must.

Crédits Photos : http://vdelaroque.free.fr/wordpress/?p=292, www.marc-andre-dubout.org, ecolemarcelpagnol.fr
Crédits Photos : http://vdelaroque.free.fr/wordpress/?p=292, www.marc-andre-dubout.org, ecolemarcelpagnol.fr
Crédits Photos : http://vdelaroque.free.fr/wordpress/?p=292, www.marc-andre-dubout.org, ecolemarcelpagnol.fr

Crédits Photos : http://vdelaroque.free.fr/wordpress/?p=292, www.marc-andre-dubout.org, ecolemarcelpagnol.fr

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #marseille, #chave

Repost0

Publié le 2 Avril 2014

Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements

Aujourd'hui 2 avril sort sur les écrans "Dancing in Jaffa", un documentaire d'Hilla Medalia sur l'initiative du célèbre danseur de salon, quadruple champion du monde, Pierre Dulaine, En 1994, il créé aux Etats-Unis où il vit, des "Dancing Classrooms". Mais au fond de lui, il nourrit un rêve très particulier : faire danser des enfants israéliens et palestiniens sur le même modèle, ensemble. Le but étant bien sûr de rapprocher ces enfants, mettre à bas les idées reçues et laisser une chance à la paix, par la danse.

La bande-annonce du film ci-dessous donne déjà un bon aperçu des barrières auxquelles Pierre Dulaine a du se confronter. Mais à force de persuasion, la sauce a finalement pris et les enfants, au départ réticents, ont finalement jouer le jeu.

Un film qui donne du baume au coeur donc dans un pays où la situation se complique sans jamais vraiment laisser entrevoir de solution. Heureusement, des initiatives citoyennes comme celle-ci redonnent foi en l'être humain et ici comme ailleurs, rappellent aux enfants qu'ils sont avant tout des enfants, libres de s'amuser et de vivre ensemble.

Le documentaire se déroule donc à Jaffa (Yafo en hébreu et Yaffa en arabe). Ville à majorité arabe collée à Tel Aviv, elle en fait désormais partie administrativement. Qualifiée comme le plus vieux port du monde, les premiers habitants y vivaient il y a 3500 ans. Depuis, Jaffa a vu passer en continu, égyptiens, hébreux, babyloniens, perses, grecs, romains, croisés, ottomans et ainsi de suite... Une histoire très agitée donc, avec également une mise à sac par l'armée napoléonienne en 1799. Des colons allemands protestants y implanteront les célèbres orangeraies et en 1869, une ligne de voie ferrée sera inaugurée, reliant Jaffa à Jerusalem (l'antique gare de Jaffa est aujourd'hui visitable et réaménagée en complexe culturel très intéressant). Les guerres arabo-juives du XXème siècle éprouveront profondément la ville qui verra une grande partie de ses plus anciennes maisons détruites lors des combats de 1948.

La ville connaît des jours plus calmes aujourd'hui bien heureusement. Si les tensions sont parfois là comme dans le reste du pays, un climat apaisé, de l'avis de tous, permet à Jaffa, tout comme Tel-Aviv d'être considérée par ses habitants comme une "bulle" en Israël. Les différentes communautés religieuses vivent mêlées, se cotoient et travaillent ensemble. On y croise juifs et musulmans se saluant, voisins de toujours dans ses ruelles.

Le visiteur pourra apprécier le petit port restauré, surplombé par la vieille ville, son monastère grec orthodoxe et son architecture ottomane à balcons décorés de boiseries. La lumière du soleil se reflétant sur les façades de pierre orangées créent une atmosphère toute particulière. Baladez-vous dans les ruelles, l'Histoire y est omni-présente.

À Jaffa se trouve des lieux de culte de toutes les religions présentes en Israël et on y trouve également, chose unique dans le pays, un théatre bilingue et bi-culturel judéo-arabe. Si l'occasion se présente, glissez-vous dans la superbe court de la mosquée du XVIIIème siècle, Mahmoudia.

En contre-bas de la vieille ville se trouve la partie de la ville la plus agitée. Restaurants, boutiques, souks et marché aux puces animent Jaffa du matin au soir. Le lieu ne manque pas de charme. Les puces créent une atmosphère agréablement bordélique mais les marchands s'en accommodent, avachis paisiblement sur leurs sièges au-devant de leurs échoppes. Bon nombre de restaurants offrent aux passants la tentation de céder à un déjeuner en terrasse. Face B vous recommande pour cela deux adresses :

- Margaret Tayar's, une institution locale, toute petit restaurant avec belle terrasse sur la mer, tenu par une juive marocaine offrant une cuisine fraiche et savoureuse. Les prix sont certes pas donnés, mais la qualité est là, le savoir-faire aussi.

- Abu-Hassan, le meilleur houmous du pays selon un cuisinier rencontré à Tel-Aviv. Là aussi un incontournable de Jaffa. Il en existe trois boutiques, aucune raison de le manquer donc.

Enfin pour conclure une journée à Jaffa, ne manquez pas le front de mer et la superbe vue depuis la vieille ville sur toute l'étendue de la plage et sur Tel-Aviv.

Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements
Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements
Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements
Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements Jaffa - Une danse en un temps, deux mouvements

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Repost0

Publié le 25 Mars 2014

Berlin - Renaissance de la Markthalle IX

Une halle en brique comme il en existe précisément 14 à Berlin.

La Markhalle IX de Kreuzberg (également connue sous le nom de "Eisenbahnmarkthalle"), située sur la Eisenbahnstrasse, date de la fin du XIX ème siècle, lorsque la ville de Berlin décida la construction de 14 halles couvertes, pour progressivement remplacer les marchés en plein air et mieux contrôler l'hygiène qui y régnait.

Les années 1950 seront fatales pour la Markthalle IX. Les berlinois ne s'approvisionnant alors qu'avec des cartes de rationnement, c'en est fini du marché plein de vie, qui avait déjà mal supporté les années de guerre. Peu à peu, le lieu est investi par des "discounters", ce qui explique, encore aujourd'hui, la présence surprenante d'un supermarché discount et d'un magasin textile à bas prix dans ce bâtiment historique.

En Octobre 2011, trois investisseurs privés reprennent le lieu afin de lui redonner son sens initial : en faire un lieu de vie en plein coeur de Kreuzberg, un lieu de rencontre où habitants et commerçants n'auraient pas d'intermédiaires entre eux. Et bien plus encore : en faire un lieu gastronomique attirant pour curieux et gourmands.

Depuis, un marché plein de couleurs et de saveurs se tient les vendredi et samedi. Le jeudi soir a lieu le "Street Food Day", véritable laboratoire de la créativité culinaire "sur le pouce". La Markthalle IX est aujourd'hui un endroit qu'il est esthétiquement intéressant de découvrir, de même que pour constater qu'une jeune génération de cuisiniers se donne du mal et se montre créative, loin des clichés sur la gastronomie allemande.

Revue d'effectif de quelques stands que vous trouverez les jours de marché :

En entrant dans la halle, ne vous attendez pas au marché "à la française", où les étalages de fruits et légumes succèdent aux charcutiers et fromagers, avec pour fond sonore les appels bruyants des commerçants aux chalands. Non, ici vou avez bien en entrant à gauche par la Eisenbahnstrasse, un grand primeur, mais l'essentiel du lieu gravite autour de la gastronomie, de snacks et de bonnes choses à déguster sur place. Ne vous y rendez donc pas le panier à la main comme vous pourriez aller au marché turc de Maybachufer. La Markthalle IX vous sera bien plus intéressante le temps d'un déjeuner par exemple.

Pour satisfaire vos papilles exigeantes, vous trouverez de tout. Du plus ou moins raffiné, de la viande et du poisson fumé, du vegan ou de la pâtisserie fine, des italiens enfarinés et des shots de Mozzarella authentique de buffle.

La Kantine IX située au fond porte son nom à juste titre. On y sert des plats généreux, d'inspiration locale mais originaux, que l'on déguste sur de grandes tablées en bois en plein passage. Un peu plus loin sur la droite, suivez l'odeur du pain chaud et tombez nez à nez avec "Sironi – Il Pane di Milano", véritable boulangerie italienne, ouverte elle toute la semaine : authentiques pains transalpins, focaccias ou parts de pizza tout juste sorties du four, arrosées d'un filet d'huile d'olive. Le tout est extrêmement goûteux et frais. Dans une ville où l'écrasante majorité des "boulangeries" ne vendent que du surgelé, la différence est appréciable, même jouissive. En parlant de pain, une autre excellente et vraie boulangerie située vers Südstern a elle aussi son stand.

Vous trouverez le panel de tous les commerçants sur cette page. Il y en a donc pour tous les goûts. Les carnassiers invétérés feront naturellement la queue chez "Big Stuff Smoked BBQ" : on y sert sur un plateau (moyen ou grand), de la viande grillée de porc, avec des patates et de la salade, le tout est extrêmement gras mais incontournable pour sa sauce barbecue maison. Amis végétariens, tenez-vous loin si la vue de la viande vous indispose.

Terminez par une douceur au stand de "Erste Sahne", glacier italien de Neukölln, spécialisé dans le "semi-freddo" qui propose aussi ses délices le week-end à la Markthalle. Ou à deux pas, dans un petit stand vegan proposant des desserts originaux comme un cheesecake (sans fromage donc) au thé Chai et à la carotte.

Enfin, les amateurs de vin trouveront également pour leur bonheur plusieurs cavistes.

En parler et écrire des centaines de lignes ne remplacera jamais ce que vous pourrez y voir ou y goûter. Alors, vous faites quoi le week-end prochain ?

Berlin - Renaissance de la Markthalle IXBerlin - Renaissance de la Markthalle IXBerlin - Renaissance de la Markthalle IX

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin, #fooding, #markthalle IX

Repost0

Publié le 19 Mars 2014

Hambourg au fil du sillon

On connaît Hambourg pour bien des raisons : pour son port, pour son quartier chaud et ses moeurs dépravées, son histoire musicale ou ses clubs de football. Hambourg c'est tout cela à la fois mais bien plus encore.

Les amateurs de musique y trouveront leur bonheur. Ne serait-ce que par les différents lieux propices à écouter de la musique mais aussi pour ceux qui aiment collectionner les disques vinyles. Pour information, même si les chiffres sont à relativiser dans un marché aujourd'hui dominé par le mp3, la vente de disques vinyles est en constante augmentation depuis des années désormais. Si le CD est délaissé, le vinyle a lui l'atout de représenter un objet de collection.

Dans le quartier de Schanzenviertel, au Nord de Sankt Pauli et de la fameuse Reeperbahn, les nombreux cafés portugais offrent un point relais non négligeable pour souffler tant la proportion de disquaires sur quelques rues prend aux tripes.

Slam, Rekord, Groove City ou Zardoz pour ne citer qu'eux. Face B vous propose une ballade triangulaire autour de Shanzenstrasse, au fil du tempo et de vos préférences.

Qu'on se le dise, en Allemagne, si Berlin offre des disquaires plutôt portés sur les musiques électroniques, Hambourg s'oriente plutôt sur les musiques dites "organiques" (en opposition aux musiques "synthétiques"). Jazz, Funk, Soul, Rock, Reggae, Classique, tout y passe, y compris de nombreux bacs consacrés aux musiques électroniques également.

Les amateurs de musique noire se rendront dans la toute petite (mais bien garnie) boutique située Bartelstrasse, Selekta Reggae Record Shop. Le très sympathique propriétaire (et dj au demeurant) sera de bon conseil pour tout ce qui concerne vos recherches en matière de Reggae, Ska, Soul, Funk etc...

La boutique la mieux fournie pour tous les styles musicaux mènera vos pas sur Schulterblatt, en face du célèbre squat "Rote Flora". Le petit magasin tout en longueur, Rekord, offre un choix incroyable de disques d'occasion dans les tous les genres. La minuscule pièce du fond requiert des talents d'archéologue tant il est nécessaire de fouiller dans des bacs trop remplis d'occasions à saisir. Sans ça, tous les genres sont présentés, avec un large choix de disques à prix modiques. Là aussi, les vendeurs seront toujours de bon conseil et disponibles pour vous inspirer.

Plus haut juste après le pont (Schulterblatt 104), la boutique Slam dispose également d'un bon choix dans tous les genres mais la présentation laisse un peu à désirer (bacs trop remplis et donc peu maniables, styles musicaux pas vraiment en évidence). Le chien du propriétaire vaut cependant le détour.

Enfin, quand vous pensez vous en sortir, non, la boutique Zardoz (Schulterblatt 36) vous tombe sous le nez, avec une large vitrine claire qui vous pousse à entrer et à vous perdre encore et encore au fil des pochettes... Ici encore pour tous les goûts, beaucoup de choix, beaucoup d'espace et pour tous les prix. Histoire de vous achever en somme. Un coin livres et un autre avec des films également.

Le jusqu'au-boutiste se trouvant dans le coin un samedi pourra encore pousser le vice aux puces non loin de là, ou même parcourir quelques rues jusqu'au quartier de Karoviertel, où se trouve le non moins appétissant Groove city record shop.

En somme, vous l'aurez compris, pour tous les goûts et pour toutes les bourses (compter entre 3-4 euros pour les premiers prix et 25 euros pour les raretés), votre soif de musique aura bien été étanchée et vous finirez bel et bien votre journée le sourire scotché aux lèvres, avec la nette impression d'avoir touché du bout des doigts, des tranches d'Histoire les unes après les autres.

Hambourg au fil du sillonHambourg au fil du sillon

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #Hambourg, #Disquaires, #Vinyles, #Musique

Repost0