Publié le 12 Février 2014

Voyages & Saveurs - La salade de la discorde

La cuisine est un sujet polémique qui peut apporter bien des remous dans un cadre familial ou même dans un cadre professionnel parfois. Alors quand la polémique s'empare d'une ville entière suite à la diffusion d'une émission de cuisine sur une grande chaîne nationale, il est d'autant plus intéressant de se pencher sur l'objet de la discorde : la salade niçoise.

Originaire de Nice, cette salade composée n'a jamais vu sa recette authentique déposée, ce qui permet des variantes plus ou moins inspirées. Juste avant Noël, l'émission MasterChef sur TF1 s'autorisait une recette propre en ajoutant aux bases de cette salade, pommes de terre et haricots vert. Scandale et réactions outrées du peuple niçois sur les réseaux sociaux notamment.

Apportons donc des précisions aux curieux et indécis lecteurs de Face B.

L'authentique salade niçoise, disons celle proposée par les niçois eux-même, ne contient jamais de riz ou de légume cuit. Etonnant non ? Et oui, notre inconscient est aussi marqué par les conserves de salades de riz à la niçoise vues et revues dans les supermarchés.

La recette originale est à base de tomates et inclut toujours des poivrons, soit verts, soit rouges, coupés en morceaux, la cébette, et une protéine (œuf durs ou anchois ou thon). N'allez donc pas vous amuser à crier haut et fort que vous souhaiteriez y glisser quelques grains de maïs dans les ruelles du Vieux Nice, au risque de froisser certaines susceptibilités.

Rien ne vous empêche chez vous de faire vos propres expérimentations, mais assurez-vous toujours de ne pas avoir un niçois dans le périmètre. Question de principe. L'Office du Tourisme de Nice qui milite pour la création d'un label "Cuisine nissarde" a lui trouvé cette polémique bénéfique en revanche. Forcément, la curiosité attirant l'intérêt. Mais enfin, dans le fond, vous vous verriez expliquer à un marseillais la composition d'une Bouillabaisse ?

Crédit Photo : Nice Matin

Crédit Photo : Nice Matin

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Rédigé par AdB

Publié dans #voyages & saveurs, #nice, #salade niçoise

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Publié le 9 Février 2014

Recettes de voyages - Navettes marseillaises

Il y a quelques mois, Face B consacrait une rubrique à une saveur provençale bien particulière dans son mois consacré à Marseille. Vous était alors proposé une invitation à goûter aux navettes.

Voici une recette simple et savoureuse pour apporter un peu de ce soleil et de croquant sous votre toit :

Ingrédients (pour environ 16 navettes) :

- 500g de Farine

- 200g de sucre

- 6 cs d'huile d'olive

- 2 oeufs

- 4 cs d'eau de fleur d'oranger

- un sachet d'extrait naturel de zeste d'orange

- une pincée de sel

- un peu de lait

1. Pour commencer, mélanger le sucre et les oeufs jusqu'à obtenir un ensemble homogène. Utiliser un batteur électrique ou le faire à la main.

2. Y ajouter l'eau de fleur d'oranger, l'huile d'olive, la pincée de sel et l'extrait de zeste d'orange. Mélanger de nouveau. Une douce odeur de fleur d'oranger doit alors se dégager de votre pâte.

3. Ajouter progressivement la farine, mélanger. La pâte devient de plus en plus friable et sablée. Continuez à la main jusqu'à obtenir une belle boule de pâte.

4. Dans l'idéal, la laisser reposer de 30 min à une heure.

5. Couper la pâte en 16 morceaux égaux. Former les navettes à la main et roulant d'abord la pâte entre votre plan de travail et la paume de votre main. Une fois le petit rouleau (15 cm environ) obtenu, formez une pointe à chacune de ses extrémités pour la forme en navette et entaillez le biscuit sur le haut, à l'aide d'un couteau.

6. Passez un pinceau précédemment trempé dans le lait sur chacun des biscuits pour la dorure. Enfournez 20 min à 180 degrés.

Bon appétit !

Recettes de voyages - Navettes marseillaisesRecettes de voyages - Navettes marseillaisesRecettes de voyages - Navettes marseillaises

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Rédigé par AdB

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Publié le 4 Février 2014

Voyages & Saveurs - Le mythe de la bolognaise
Voyages & Saveurs - Le mythe de la bolognaise

Classique parmi les classiques, simple à préparer et toujours un plaisir, les "spaghettis à la bolognaise" ne viennent pas de Bologne.

Le terme "à la bolognaise" s'inspire d'un plat existant en Emilie-Romagne, le Ragù (alla Bolognese). Effectivement composé de cette sauce tomate mijotée de longues heures, assaisonnée de vin rouge et dans laquelle on ajoute la viande hachée, cette sauce s'accorde davantage dans la tradition culinaire italienne avec des pâtes aux oeufs ou en lasagne, ou bien encore avec de la polenta.

Pour la petite histoire, le spaghetti est lui napolitain. Trasngression géographique donc, et fin d'une certitude gastronomique, les spaghettis à la bolognaise s'inspirent de la cuisine italienne sans en faire partie.

La recette du Ragù Bolognese a officiellement été déposée depuis 1982 en Italie, afin de promouvoir et garantir l'authenticité de la recette originale.

Inutile donc de se rendre à Bologne en espérant déguster une bolognaise digne de ce nom. On vous servira alors quelque chose qui s'en rapproche vraiment, sans spaghettis, mais qui vaut le détour quand on sait que l'Émilie-Romagne compte parmi les régions au plus riche patrimoine gastronomique de la botte italienne.

Pour les cuisiniers, la recette est à découvrir sur ce très bon blog.

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Rédigé par AdB

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Publié le 28 Janvier 2014

Voyages & Saveurs - Le riz pas vraiment cantonais

Qui n'a jamais goûté au très fameux riz cantonais dans n'importe quel restaurant chinois de France et de Navarre ? Met aussi basique que les nems, entré dans la culture populaire gastronomique de chez nous, ce riz est un incontournable des tables asiatiques, du moins, pense-t'on.

En réalité, le riz cantonais n'est pas un plat vraiment chinois. Comme de nombreux plats asiatiques adaptés à la sauce européenne, la dénomination de "riz cantonais" est même plus ou moins une création occidentale, qui se rapproche cependant de plats existants de l'autre côté du globe.

En France, les restaurants que l'on distingue comme "chinois" sont majoritairement tenus par des vietnamiens. La cuisine proposée est alors une savante mixture de plats vietnamiens, influencés par des mets rappelant la Chine (Raviolis frits ou -Vapeur par exemple), le tout adapté et légèrement francisé (de manière à ce que les trop fortes saveurs asiatiques ne choquent pas les palais européens). Ainsi tout voyageur pourra attester qu'un même plat peut s'avérer totalement différent dégusté en Europe ou en Asie.

Le riz cantonais est donc un riz frit que l'on trouve sous différentes versions dans plusieurs pays d'Asie, et pas spécialement à Canton, comme son nom pourrait l'indiquer.

Les riz frits sont un basique de la cuisine populaire d'extrême-Orient. Les indonésiens l'appelent "Nasi Goreng" et les thailandais "khao phat". En Chine même, on l'appelle "riz sauté" et à la grande différence de "notre" riz cantonais national, l'oeuf n'est pas cuisiné comme une simple omelette dans le riz, mais cuit directement dans le plat lors de la préparation, ce qui rend le tout plus "gluant" à la cuisson. De même le riz est frit et plutôt sombre de par la sauce soja, ce qui est différent du riz blanc cantonais servi dans l'hexagone. Chaque région en a même sa version.

Si vos envies et vos pas vous mènent du côté de Canton donc, munissez-vous avant tout de patience si vous souhaitez à tout prix déguster cette spécialité pas vraiment cantonaise.

Si d'aventure en lisant cette page, il vous vient l'envie de le cuisiner vous-même, en voici une recette, une parmi d'autre.

Voyages & Saveurs - Le riz pas vraiment cantonais

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Rédigé par AdB

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Publié le 20 Septembre 2013

Evadez-vous - De La Fare à Saint-Chamas, de vignes en oliviers

L'été n'est bientôt qu'un souvenir pour la majorité d'entre nous mais il est des régions où il se plait tellement, qu'il y reste encore avec plaisir et sans jamais qu'on ne se plaigne.

Si d'aventure, vos pas vous amènent en Provence, où vous êtes peut-être depuis des semaines grâce aux conseils de Face B sur Marseille, cet article vous invite à prendre le temps de vivre.

C'est l'histoire d'une route pleine de charme de 13 kilomètres où se dressent trois domaines vinicoles, entre chemins escarpés qui mènent aux collines dessinées en arrière-plan et doux parfums de garrigue. La carte postale est parfaite je vous l'accorde. La sensation ne sera guère différente lorsque vous vous y trouverez.

Déjà empruntée par les romains il y a très longtemps, cette route reliant La-Fare-les-Oliviers à Saint-Chamas se parcourt aisément en voiture ou en deux-roues. Nul besoin de la prendre à grande vitesse, l'intérêt est d'ailleurs tout ailleurs.

Huile d'olive de très grande qualité et vin AOC constitueront une bonne raison de prendre votre temps (avec modération cependant).

La petite ville de La-Fare-les-Oliviers porte bien son nom. Réputée pour sa production oléicole, faites un détour par la coopérative où sont vendues les huiles locales. Dégustation possible et nécessaire pour comprendre les subtilités de cette source de bien-être. Huile d'olive verte ou noire, intense ou fruitée, ce nectar vous arrive directement des oliviers plantés tout autour de la commune. Vous trouverez également différents vins en vente, du vin de pays à l'AOC Aix-en-Provence, dont la commune dépend.

Une fois la ville de La-Fare traversée (le samedi matin, très joli marché), prenez la route de Saint-Chamas à travers le quartiers des Guigues. Vous croiserez alors rapidement la route du premier domaine vinicole de renom qui s'offre à vous : Château-Virant.

Dans un cadre enchanteur, les vignes se déploient tout autour d'une cave richement fournie et très agréable à visiter. Vous pourrez goûter les différents cépages proposés. D'un prix très raisonnable pour la très bonne qualité du vin proposé, n'hésitez pas à comparer, à demander conseil. La visite du moulin aux olives sera un plus. Cela vous permettra d'apercevoir les immenses cuves permettant de concocter ces différents vins.

L'AOC Aix-en-Provence est fameuse pour ses vins rosé. D'autant qu'en plein coeur de la Provence, le climat porte à la consommation d'un rosé frais plutôt que d'un vin rouge à la robe épaisse. Des rouges et des blancs d'excellente qualité vous seront bien sûr proposés tout au long de ce parcours. Abattez les préjugés et goûtez aux qualités provençales en la matière.

Le domaine suivant, une fois la route reprise, est le domaine de Calissanne. Même principe que le domaine précédent avec une boutique bien développée proposant différents produits régionaux et la production du domaine. Le vin de pays le plus abordable est déjà d'excellente qualité. Dès lors que l'on s'accorde 5-6 euros pour une bouteille, nul ne sera déçu.

Le troisième domaine est celui de Suriane. De taille réduite et donnant bien moins l'impression que l'on mise sur le commerce que les précédents (la boutique est minuscule), vous y trouverez là aussi vins de Suriane, dont d'excellents rosé très frais et légers, de l'huile produite sur place et de bons conseils de la part de la propriétaire. Sans oublier du miel produit dans la région, qui tranchera avec certaines idées sur le miel que l'on connaît malheureusement avant tout par la grande distribution.

Ne sortez donc pas de cette route sans en avoir pris intégralement la mesure. Autrement dit, tout simplement retrouver le plaisir des bonnes choses qui va si bien aux gens de là-bas.

Vous pourrez enfin divaguer dans le village insolite de Saint-Chamas et son petit port, ou si vous préférez la nature, user vos chaussures dans la réserve naturelle de Petite-Camargue toute proche.

Evadez-vous - De La Fare à Saint-Chamas, de vignes en oliviersEvadez-vous - De La Fare à Saint-Chamas, de vignes en oliviers
Evadez-vous - De La Fare à Saint-Chamas, de vignes en oliviers
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Publié le 21 Août 2013

Singapour est idéalement située si l'on veut rayonner pour voyager en Asie. La Malaisie toute proche est accessible en bus ou en train, voire plus rapidement encore en avion. L'Indonésie est accessible en bateau en moins d'une heure. En deux heures de vol environ, il est aussi possible de rallier la Thailande, le Vietnam ou le Cambodge. Singapour propose qui plus est un aéroport efficace et pas trop loin du centre-ville. Les prix des vols sont très modestes (sur Air Asia, Jet Star, Tiger Airways...), tout comme les bus ou les trains.

Alors si l'envie vous prend d'aller voir un petit peu plus loin en Asie, prenez le temps de le faire.

Face B vous suggère une destination à moins de deux heures de vol de Singapour : Georgetown sur l'île de Penang, au nord de la Malaisie.

Si Singapour rappelle quelque peu l'Occident par certains de ses aspects, vous entrez bel et bien en Asie à proprement parlé lorsque vous foulez le sol malais. Direction Georgetown, la capitale de cette île économiquement très active.

Très réputée pour sa vie nocturne et sa gastronomie de rue, Georgetown est une ville proposant un centre historique riche et plein de charme. Une fois l'aspect déplaisant de la dense circulation oublié, la vieille ville se pare de son charme nostalgique colonial britannique et constitue aussi un décor très authentique avec ses innombrables temples bouddhistes, taoistes, hindouistes, églises anglicanes et mosquées. Au Clan Jetty, un village sur pilotis de pêcheurs chinois datant du XIX ème siècle se visite dans le calme et la sérénité.

Autour d'Armenian Street (une communauté de commerçants arméniens a fréquenté les lieux autrefois) se développe un quartier tendance (toute proportion gardée). Petites boutiques et vieilles demeures se succèdent. A travers le quartier également, le Street Art de la ville s'offre à vous. Les oeuvres sont réussies et valent le coup d'oeil (photos).

En soirée, Georgetown s'anime au coeur de ses hawkers. Dans la vieille ville, des bars vous accueillent autour de Chulia Street.

La ville présente un réel intérêt, même pour un court séjour. Les amoureux de la nature prendront le bateau pour l'île voisine de Langkawi (3 heures de traversée), histoire de continuer ce périple malais.

Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie
Singapour - Faire un saut en Malaisie

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Rédigé par AdB

Publié dans #singapour, #penang

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Publié le 6 Août 2013

Passer du temps à Singapour sans y laisser son pécule, c'est tout à fait possible. Malgré cette réputation tenace (et justifiée au niveau du logement par exemple) de ville onéreuse, on y trouve la possibilité de se restaurer pour quelques dollars et toujours d'excellente manière.

Dans à peu près tous les quartiers de la ville, se trouvent des "stalls", aussi appelés "Food court" ou "Food centre" selon les cas, ou encore "Hawkers". Ces endroits qui fourmillent d'activité se présentent sous forme de grands espaces ouverts, couverts ou non, autour desquelles se massent des petits stands offrant différents plats à des prix très raisonnables, savoureux, et servis sans chichi. Cette formule est donc parfaite pour l'amateur curieux de cuisine asiatique. Il est en effet très aisé (et même recommandé) de goûter un petit peu à tout, et cela sans se ruiner.

Il en existe des chics et des plus populaires. Les stands chinois occupent le haut du pavé, tout comme les stands de cuisine malaise (donc hallal) ou indienne. Les nostalgiques de nos cultures pourront même trouver leur plaisir dans des stands consacrés à la "Western cuisine". Les "petits" plats vous sont emmenés à votre table, une fois que vous aurez pris place sur une d'elles. En tant que touriste, certains penseront que vous ne connaissez pas le fonctionnement et vous inciteront à commander chez eux. Faites jouer la concurrence, faites-vous plaisir. Les prix sont fixes et les normes de propreté à Singapour font que vous n'avez aucune crainte à avoir.

Craquez également sur les jus de fruit proposés. Le vrai goût des choses est à votre portée.

Quelques adresses :

- Maxwell Food Center (Quartier de Chinatown)

Vous vous y régalerez d'excellents raviolis vapeur, à deux pas du centre névralgique de Chinatown, donc très pratique.

- Newton Food Center

Très animé le soir et ouvert tard dans la nuit. A ciel ouvert, donc agréable. Familial et convivial.

- Lau Pa Sat

Des hawkers installés dans un ancien marché colonial. La nuit, les singapouriens viennent y déguster des brochettes Satay, qu'ils trempent dans de la sauce aux cacahouètes (photo ci-dessous).

- Tekka Market Food Center (Little India)

Si vous raffolez de Naan, de Birhyani ou de Curry divers, c'est ici que vous trouverez votre bonheur. Stands principalement indiens, où en revanche on est moins regardant sur l'hygiène. Les plats sont néanmoins délicieux. Attention à demander avant tout si les plats sont épicés et toujours garder à l'esprit "qu'un petit épicé" pour un local sera "épicé" pour vous.

- The Gallery (Marina Square Mall)

Situé au dernier étage d'un immense centre commercial, ce food center propose une baie vitrée avec une vue privilégiée sur le centre des affaires de Singapour et Marina Bay Sands. Le cadre est donc superbe et les stands soignés. Tout est très moderne et prisé d'une clientèle de jeunes travailleurs dynamiques venus en voisin.

Singapour - Les Food centersSingapour - Les Food centers
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Rédigé par AdB

Publié dans #singapour

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Publié le 29 Juillet 2013

Singapour - Un quartier - Little India

Si Chinatown est avant tout un quartier intéressant pour ses échoppes de souvenirs et bricoles tout comme sa gastronomie chinoise (si si il y a aussi des monuments à y voir), Little India s'inscrit dans une toute autre logique. Pas vraiment orienté sur le tourisme, le quartier indien alterne heures creuses et activité folle.

La communauté indienne de Singapour ne représente que 9.2% de la population totale du pays (contre 74.2% de chinois et 13.4% de malais). De première ou seconde génération, ils sont en général d'origine tamoul. Les premiers arrivants sont venus travailler en tant que dockers sur le port du temps de la colonisation britannique. Ils ont donc apportés leurs cultes : L'hindouisme, l'Islam et le Sikhisme.

Little India est le quartier où la plus grande partie de cette communauté est installée. Le quartier se développe autour de Serangoon Road et de la rivière du même nom.

Le meilleur moyen de vivre le quartier est donc de démarrer de la station MRT Little India et de sillonner dans les ruelles parallèles débouchant sur Serangoon Road. Les petites boutiques colorées vous donneront l'impression d'avoir fait un bon en direction du Punjab. Entrez dans les petits magasins fleuris, entrez dans les boutiques résonnant au son des derniers tubes indiens. Chaque rue a sa particularité : Vous trouverez des rues consacrées aux épices, d'autres aux colliers fleuris destinés aux offrandes. Le grand centre commercial Tekka Market vous apportera tout ce dont vous avez besoin en matière d'habillement. La négociation est de mise, négociez !

Pour vous restaurer, là encore, pléthore de restaurants. Du food center du Tekka Market aux petits restos végétariens ou non de Serangoon Road, laissez votre instinct vous guider. N'omettez jamais en revanche que la nourriture indienne sera toujours plus épicée que les plats chinois que vous dégusterez à Singapour. Prudence donc !

Outre le Food center du Tekka Market que nous vous conseillions déjà dans une autre rubrique, nous vous recommandons de faire une halte au restaurant Lagnaa, sur Upper Dixon Road. La propriétaire est charmante et pas avare en conseils. Le calme du restaurant, particulièrement de la salle du haut, tranche avec les rues environnantes. Déchaussez-vous, prenez place sur un coussin et appréciez les plats proposés, que vous pourrez épicer à votre guise, du niveau 1 au niveau 6. Les prix sont un petit peu plus élevés que dans les autres restaurants du coin, mais la qualité est également au rendez-vous (et les prix restent très corrects!).

Continuez votre ballade, le temple Sri Veeramakaliamman sur Serangoon Road vaut le coup d'oeil par sa décoration fastueuse et les couleurs de son toit. Amusez-vous à compter le nombre de personnages représentés, bonne chance. Les horaires de visite sont variés et inscrits à l'entrée du temple.

Pour réellement prends le pouls de ce quartier, rendez vous y un dimanche en soirée. Les rues sont alors envahies de monde. Les stands de fruits et légumes sur Buffalo Road diffusent leur parfum, la circulation est dense, la foule épaisse. La musique résonne et les marchands ambulants alpaguent les clients. Frissons garantis !

Singapour - Un quartier - Little India

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Juillet 2013

Singapour, d'une rive à l'autre de l'Asie

Que l'on arrive à Singapour par les airs, la mer ou la terre, la cité-état donne cette même impression de puissance économique flagrante et d'activité florissante. Les buildings du quartier d'affaire dessinent l'horizon et culminent au-dessus d'un pays prospère et en développement permanent. Souvent cité comme exemple, le modèle singapourien fait qu'aujourd'hui, 90% des ménages singapouriens sont propriétaires et que le chômage culmine lui à 3%. Le revers de la médaille n'est bien sûr pas à négliger, notamment en matière de démocratie et de respect des droits de l'Homme.

Singapour est également bien connue pour ses lois aussi nombreuses que ses taxis et ses restrictions toujours plus farfelues. A dire vrai, prendre le métro à Singapour vous donne déjà un bon aperçu de ce que cette société met en place pour encadrer ses citoyens et leur comportement.

Bien au-delà de ces considérations économiques et politiques, Singapour est bien plus qu'une cité figée dans le travail et le business. Ses multiples facettes ont de quoi charmer le visiteur et la ville offre un patrimoine touristique riche. Singapour constitue également un parfait point de départ pour divers voyages en Asie.

Marquée par ses différentes communautés, qui se doivent selon la loi, le respect mutuel, la ville est un concentré d'Asie sur quelques centaines de kilomètres carré. Passer de Canton à Bombay en quelques stations de métro, pour enfin se retrouver en plein La City n'est pas commun à toutes les villes sur cette planète. Ajoutez à cela que 4 langues officielles y sont en vigueur : L'anglais, le mandarin, le malais et le tamoul, et vous obtiendrez cette myriade de quartiers et communautés qui font aujourd'hui Singapour.

Face B vous guide ces prochaines semaines à travers les petites et les grandes artères de la "petite Suisse d'Asie", pour un dépaysement garanti, à la rencontre de cette cité respectueuse de ses traditions, inscrite dans l'avenir et au charme tout extrême-oriental. Bon voyage !

Singapour, d'une rive à l'autre de l'Asie
Singapour, d'une rive à l'autre de l'Asie

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Juin 2013

Athènes, par Antigoni

1 - Que fais-tu le dimanche à Athènes, quand tout est fermé ?

Une ballade autour de la colline Filopappos est un must le dimanche. Les gens y pique-niquent en profitant de la superbe vue sur l’Acropole et toute la ville.


2 - Quelle est la meilleure saison selon toi, pour venir à Athènes ?

Au printemps ou en automne. Il fait chaud et le soleil brille mais la chaleur n’est pas étouffante comme en plein été.


3 - Comment définirais-tu un(e) athénien(ne) ?

On ne peut pas faire de généralité. Evidemment, il faut bien prendre en compte que la vie en ville est stressante. Une chose est sûre: l’athénien est bruyant, quand il parle, rit ou se dispute !


4 - Brunch ou dîner ?

Les grecs ne sont pas très familiers avec la notion de « brunch ». Ils déjeunent ou dînent. Mon conseil personnel vous emmène à la taverne “Karavatis”. Pendant les beaux jours, on peut profiter d’un jardin ombragé sous des vignes, déguster du vin et apprécier la cuisine grecque. Cet endroit est totalement inconnu des touristes ! (Arktinou 35, Pausaniou 34, près de la station de métro Evangelismos).

5 - Quelle est la fierté des athéniens ?

L’Acropole !

6 - Athènes est-elle une ville sûre pour une fille voyageant seule

Globalement, Athènes est une ville sûre mais certains quartiers comme Omonia ou Plateia Theatrou sont à éviter, surtout la nuit, pour les touristes (homme ou femme).

7 - Quel est le budget moyen selon toi pour une bonne soirée à Athènes ?

Cela dépend des envies ! On peut apprécier une soirée en taverne pour 15-20 euros repas compris ou aller dans un bar trendy où boire un cocktail à 8-10 euros.

8 - Que boit-on dans ta ville (du vin typique, de la bière locale ou autre chose)

Il n’y a pas de boisson particulière à Athènes. On peut toujours goûter le café grec, qui est identique au café turc. On peut aussi goûter aux vins locaux, au Ouzo ou au Tsipouro.

9 - Où penses-tu trouver le meilleur point de vue sur Athènes ?

Sur le mont Lycabette, une colline de 277 mètres de haut. C’est le plus haut point de la ville.

10 - Un parc ou un jardin pour se détendre ?

Le parc environnemental « Antonis Tritsis » est le plus grand espace vert d’Athènes. Le tout mesure environ 1200ha. On y trouve 6 lacs artificiels et un canal aménagé, tout comme une faune et une flore riche. C’est un vrai trésor de beauté naturelle ! Il est surtout fréquenté par les athéniens qui vivent dans l’Ouest de la ville et par les visiteurs de la région.

11 - Conseilles-tu de se loger dans un ho(s)tel ou chez l'habitant ?

Les athéniens ne sont pas habitués à proposer un logement chez l’habitant, mais si vous connaissez quelqu’un sur place, je vous le recommande vivement !

12 - Une chanson par laquelle tu définirais ta ville ?

Le groupe s’appelle Tripes.
(voir vidéo ci-dessous)

13 - Existe t'il un site ou un magazine pour les sorties, les expositions ?

Je n’ai pas trouvé de site en anglais. Mais il suffit de chercher sur Google pour trouver ce que l’on cherche :)


14 - Pour un touriste qui voyage sans argent, conseille nous une activité gratuite.

Découvrir le centre historique d’Athènes en se balladant vous occupera de longues journées !

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Rédigé par AdB

Publié dans #athenes

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