Publié le 20 Juin 2013

Peu importe la grammaire rebelle, on écrit ce qu'on pense à Marseille, d'une façon ou d'une autre, on exprime son avis ! Et peu importe le Bescherelle !

Marseille - Libre et contestataire

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Rédigé par AdB

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Publié le 13 Juin 2013

Il existe des centaines de saveurs caractéristiques à Marseille : Des plus fameuses comme le Pastis ou la Bouillabaisse aux moins connues comme la Fougasse ou le Pistou. Les saveurs sont influencées par les différentes communautés installées dans la ville. Ainsi la Kemia orientale fréquente sans mal la saucisse Figatelli corse.

Mis en appétit ?

Face B vous indique le chemin vers une douceur toute particulière et véritable madeleine de Proust de nombreux provençaux : La Navette.

Petit biscuit long en forme de barque aromatisé à la fleur d'oranger, il se déguste tiède ou trempé dans la café. Le goût prononcé de la fleur d'oranger ne plaira pas à tous mais certaines font l'unanimité : Pour découvrir les meilleures, rendez-vous dans le plus ancien fournil de la ville, à deux pas de l'abbaye Saint-Victor. Le Four des Navettes (136 Rue Sainte 13007 Marseille) propose aux gourmands depuis plus de 200 ans, les meilleures Navettes de la ville. Pompes à l’huile et gibassiers sont aussi de la partie. Vous vous demandez ce que c'est ? Alors une seule solution, allez voir par vous-même.

Une adresse incontournable pour tout marseillais qui se respecte.

Marseille - Une saveur : La navette

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Rédigé par AdB

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Publié le 10 Juin 2013

Dans le cadre de Marseille Provence 2013, une initiative permettant de découvrir autrement le milieu urbain marseillais a été lancée. Intitulée GR 2013 à la manière des grands sentiers de randonnée, ce parcours se veut lui même "sentier métropolitain de randonnée pédestre". Long de 365 km avec tout de même 70 kms dans la commune urbaine marseillaise.

Par ce biais, le randonneur aura l'occasion de découvrir lotissements et cabanons, mais aussi des zones d'activité, des sites historiques peu connus ou encore des bastides authentiques et des réserves naturelles de la communauté marseillaise. Une façon originale d'appréhender l'espace périurbain tout en s'enrichissant des diversités qui ont fait et fait l'histoire de la ville et de ses environs. Tout cela s'étendant sur 38 communes aussi variées que Salon-de-Provence, Aubagne ou Martigues et qui vous permet notamment de découvrir les splendides paysages de la campagne aixoise.

Le marcheur pourra également constater qu'à Marseille, plus qu'ailleurs, la nature est imbriquée au coeur de la cité. Les collines environnantes flirtent avec les tours de béton et des champs s'étendent jusqu'aux quartiers Nord.

Aux amateurs de marche, de curiosité et de culture donc, chaussez-vous en conséquence et découvrez la région comme peu de personnes ont eu la chance de le faire. Un bon plan Face B ou comment découvrir les environs autrement.

(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

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Rédigé par AdB

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Publié le 3 Juin 2013

Istanbul - Les droits de l'Homme ne se négocient pas

Face B n’a pas pour habitude depuis sa création, de s’engager dans un discours politique ou militant et ne le fera d’ailleurs jamais. Mais comment ne pas réagir aux événements qui touchent Istanbul depuis 4 jours maintenant, alors que nous consacrions 4 semaines à cette ville il y a quelques mois ?

Nous l’écrivions déjà : Istanbul est marquée par son Histoire. Des romains aux Ottomans en passant par les grecs, les communautés arméniennes et juives. Chaque rue de la ville est une page de cet immense livre d’Histoire que constitue Istanbul. Et aujourd’hui, depuis quelques jours, la jeunesse stambouliote a décidé d’en écrire un nouveau chapitre.

Istanbul, j’y ai des amis. Mes amis ont des valeurs, des principes. Ils ne sont pas des casseurs ni des terroristes. Ils sont jeunes, modernes, et ont en commun de défendre leurs valeurs communes au nez et à la barbe du gouvernement Erdogan, dans la rue ou en vigies sur les réseaux sociaux.

Mes récents passages à Istanbul ont été marqués par des rencontres multiples. Sa population diffère dans chaque quartier. La jeunesse de Taksim est colorée, tolérante, humaine. C’est elle qui aujourd’hui bat le pavé et brave les intimidations pour réclamer le droit de vivre comme bon lui semble.

Tout a démarré par un mouvement de défense écologiste non loin de la place Taksim à Istanbul. Face aux répressions violentes et inappropriées de la Police, le mouvement s’est élargi et est devenu une contestation immense contre la douce radicalisation sociale voulue par le premier ministre et son parti au pouvoir depuis des années (AKP). En s’en prenant aux valeurs laïques et aux symboles de la société turque, « Tayyip le sultan » n’imaginait surement pas soulever une telle indignation dans les milieux les plus démocrates du pays. Istanbul, Ankara, Antalya puis Izmir, les villes modernes et étudiantes, ont donné le ton. Là encore, le fossé entre la Turquie progressiste urbaine et la Turquie traditionnaliste des campagnes se creuse. Car l’AKP a surtout trouvé un terreau fertile dans les milieux ruraux et religieux, ce qui n’est pas la réputation première des quartiers de Taksim ou Besiktas, bien qu’Erdogan ait été maire d’Istanbul des années durant.

Deux visions de la société s’affrontent donc ces jours-ci dans les rues de Turquie. Etudiants, hommes, femmes, jeunes et vieux, kémalistes et communistes, anarchistes et syndicalistes, gays et hétéros, unis pour défendre le droit à la différence, le droit au respect et dénoncer les dérives autoritaires mises en place depuis des années, qui diminuent les libertés une à une et marginalisent les minorités qui font la richesse de ce pays. Les droits de l’Homme ne se négocient pas, tout comme le droit à la parole libre.

Connaissant bien cette ville pour y avoir vécu plusieurs mois, j’observe aujourd’hui d’un œil très attentif ces événements. Je m’indigne face au silence complice des journalistes turcs. Je suis soulagé de voir les médias internationaux prendre au sérieux ces contestations. J’observe mes amis user des réseaux sociaux comme jamais pour diffuser leurs messages et leurs conseils. Je regrette mon impuissance à ne pas pouvoir apporter mon grain de sel et mon fil d’actualité Facebook prend des allures révolutionnaires. J’y ressens un mouvement qui résulte de plusieurs années de contestation étouffée, d’éloignement du pouvoir par rapport à leur mode de vie et de frustration à ne pas être entendu. Qu’il est énorme le fossé entre ces amis rencontrés sur place et le modèle socio-religieux souhaité par Erdogan. Il l’aura donc appris ces dernières heures : « Personne ne peut être mis dans un seul et même moule ». Istanbul la turbulente ne s’avilit pas aux simples lois d’un gouvernement peu scrupuleux et indifférent aux 50% d’un pays qui n’a pas voté pour lui.

A titre personnel aujourd’hui, je salue donc le courage de tous ceux qui se sont levés d’un commun effort. Cette immense mosaïque apolitique et solidaire face à l’inacceptable violence vouée à faire taire.

N’oublions pas que la Turquie possède à ce jour le triste record de journalistes emprisonnés et que cela est bien évidemment la raison pour laquelle aujourd’hui, les révolutionnaires sont qualifiés de terroristes par le pouvoir et ses médias contrôlés qui ne font preuve d’aucun discernement sur les événements de ces jours-ci.

Il y a quelques jours, à Ankara, des étudiants organisaient un « kiss-in » pour défendre le droit de s’embrasser librement dans la rue. Quelques jours plus tard, la jeunesse de Beyoglu s’érigeait contre une oppression grandissante anti-démocratique. La Turquie vit un tournant. Et si les résultats ne seront pas forcément visibles rapidement, les conséquences dans la société turque seront bien existantes.

Ces idéalistes ne sont pas des casseurs. Ce sont simplement des défenseurs.

Car aujourd’hui grâce à eux, le monde réalise encore un peu plus qu’il est tout à fait possible de s’indigner pour des causes justes, dans un pays en plein boum économique.

Les valeurs humaines universelles ne sont donc pas encore tout à fait perdues.

Alex

Istanbul - Les droits de l'Homme ne se négocient pas

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Rédigé par Alex

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Publié le 31 Mai 2013

Marseille - Un quartier : Endoume

Une mosaique de quartiers compose Marseille. Du nord au sud de la ville, vous passerez de quartiers en quartiers en découvrant les noms de ces anciens petits villages agglomérés pour constituer la seconde ville de France.

Au centre de la ville, en prenant la longue corniche Kennedy qui joint le Pharo aux plages du Prado, vous traverserez le quartier d'Endoume. Ambiance petit village de pêcheurs avec accès direct à la mer. Les petites ruelles fleuries cheminent à travers le quartier et vous font parvenir à des criques isolées idéales pour la bronzette ou la contemplation.

Endoume se compose d'une partie haute, autour de son église. Un bus vous y amènera du centre-ville. Faites un tour dans un des quartiers les plus authentiques du centre-ville. Descendez vers la mer. Vous arriverez alors vers l'anse de Malmousque et celle de Maldormé. Un petit port de carte postale, des rochers très fréquentés en été mais déserts au petit matin et plus calmes en début de soirée, le cadre est parfait. L'horizon se déploit devant vous et l'odeur des bougainvilliers de jardins voisins emplissent vos narines. Dans votre dos, des cabanons aux volets colorés. Les plus fougueux envisageront de rejoindre les îles du Frioul à la nage mais se retrouveront bien essouflés sur le rocher des pendus !

Dépaysement assuré en plein coeur de Marseille. La légion étrangère y a installé ses quartiers, tout comme le CNRS. Tout le reste des lieux est à vous.

Le Vallon des Auffes plus au nord vaut le coup d'oeil également. Petit port de pêche plus touristique, encaissé sous un pont, l'eau est cristalline et les cabanons de pêcheurs prennent vie lorsque ceux-ci reviennent du large. Vous voulez du pittoresque, vous en avez. Non loin de là enfin, le monument aux morts d'Orient fait face au large, le regard posé sur la rive voisine de la méditerranée, si loin et si proche à la fois.

Plus d'informations sur : http://www.endoume.fr/

Pour une baignade optimale, privilégiez Malmousque à Maldormé. L'eau à Maldormé est souvent très froide et le soleil disparaît en fin de journée en raison de l'exposition de la plage.

Marseille - Un quartier : Endoume

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Rédigé par AdB

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Publié le 27 Mai 2013

Marseille - Où boire un verre ?

Le doux climat dans lequel baigne Marseille du mois de Mars au mois d'Octobre permet de longues soirées. La tradition de l'apéro y est pour quelque chose mais pas seulement, il faut bien dire que Marseille propose de bonnes terrasses disposées à vous accueillir le temps d'un verre (ou plus)...

Les amateurs d'ambiance franche et populaire se retrouveront aisément sur le cours Notre-Dame du Mont dans le VIème arrondissement (Métro du même nom). Cette petite place toute en longueur devant l'église du même nom, propose une foule de terrasses collées les unes aux autres. L'ambiance y est souvent festive et de grandes tablées de collègues trinquent ici à la gloire du très-local Pastaga ou dégustent une pression au bien-nommé bar du Marché.

Pour les personnes à la recherche de vibrations plus tendance, en face du bar du Marché, au numéro 30 de la place, la Dame Noire est un bar moderne et orienté musiques électroniques, ouvert depuis 2009. Des Djs se relaient certains soirs et on y danse sur une petite piste de danse au fond du lieu. Ce bar est une place importante de la scène nocturne marseillaise et doit être salué pour les efforts de ses propriétaires (le collectif Non è Possibile) en matière de programmation musicale. Le public sera plus looké que sur les précédentes terrasses. Certains soirs, les soirées se prolongent au Dancing de la Dame Noire, sur le Vieux-Port, dans les locaux du club le Trolleybus.

Un peu plus loin sur le même trottoir, les nostalgiques d'un récent voyage en Grande-Bretagne retrouveront la saveur de la Guinness au pub irlandais Red Lion. Avouez que par grand soleil, s'enfermer dans une ambiance feutrée n'est pas franchement souhaitable mais la possibilité vous est offerte de déguster votre pinte sur la terrasse.

Pour finir, dans le prolongement du Cours Notre-Dame du Mont, la soirée prendra un accent latino avec El Ache de Cuba, un local associatif proposant concerts et expositions avec une touche latine bien appréciable.

Durant la journée là aussi, les terrasses ne manquent pas en ville : Sur le Cours Julien (dans le VIème), place de Lenche dans le quartier du Panier, sur le Cours Estienne d'Orves ou encore en front de mer à l'Escale Borely (dans le VIIIème). Evitez les terrasses trop touristiques et donc trop chères du Vieux-Port. Il en va de même pour déjeuner d'ailleurs.

Les troquets du quartier de la Plaine sont eux aussi incontournables. Les marseillais vous citeront naturellement un bar, place Jean Jaurès, lieu incontournable de l'apéro prolongé, Au Petit Nice. En journée, il sera bien agréable d'y prendre un petit café après avoir sillonné le marché voisin de La Plaine. Le PAC à l'eau ("pacalo", ou Pulco citron pour les gens qui ne sont pas du cru) est offert pour les enfants ! Que demande le peuple ? A vos terrasses !

Marseille - Où boire un verre ?

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Mai 2013

Marseille, au-delà des idées reçues

L'été est en vue et Face B a décidé de vous emmener sur les rives de la Méditerranée, dans une ville sur laquelle on écrit beaucoup mais qui n'est pas réellement appréciée à sa juste valeur.

Marseille, devenue capitale de la culture 2013, espère redorer son blason usé par des décennies de désinformation journalistique, de fantasmes mais aussi de tristes réalités à son sujet.

Marseille est schyzophrène et cultive sans le vouloir sa double personnalité. Sa part obscure lui joue sans cesse des tours puis son plus beau visage ressurgit et l'on oublie tout. Un jour lumineuse, un jour douteuse. Mais qu'on ne s'y trompe pas, malgré tout ce qui peut être écrit, Marseille est une ville qui se vit, qui se ressent, de l'intérieur, et un court séjour dans la cité phocéenne saura vous convaincre que la vérité se trouve davantage sur les murs de la Plaine ou dans les paroles des habitants de la Belle-de-Mai que sur les pages des journaux aux titres tapageurs.

Sulfureuse, la ville l'est. On ne peut pas le nier. Mais quelle ville n'a pas sa part d'ombre ? Rendue tristement célèbre par des faits de banditisme, Marseille a bien plus à offrir que des images de fusillades qui, soit dit en passant, émanent d'une tension pas vraiment ressentie pour le visiteur ou le marseillais lambda.

Marseille, c'est Naples et Alger à la fois. Marseille, c'est Barcelone avec une touche de Gênes. C'est un grand port et tout ce que cela génère. C'est la Méditerranée dans son ensemble, avec sa chaleur et son brouhaha.

Passé le visage obscur auquel vous n'aurez pas l'occasion de vous frotter, la ville s'offre à vous dans ce qu'elle a de meilleur : Ses habitants, ouverts et chaleureux, ses façades colorées, ses rivages et ses criques aux eaux cristallines. Son ambiance colorée et métissée aux 1000 saveurs d'Orient. Ses apéros bruyants et sa folie toujours latante. Marseille c'est tout ça à la fois, un parler et une façon d'être.

Il ne faut ignorer aucun des deux visages de la ville. Il faut simplement dépasser les clichés qui ont condamné un peu trop vite cette ville qui a tant à donner.

Amoureux et détracteurs de la ville se retrouvent sur un point : On parle de Marseille, cette cité deux fois millénaire qui suscite toujours la controverse, la polémique ou le coup de foudre.

Face B vous propose tout au long des 4 prochaines semaines, quelques rencontres, visages et images qui transformeront peut-être de possibles idées reçues en un regard plus juste et en envies de confirmer par soi-même les dires de Stendhal : " Le séjour à Marseille m’a formé le caractère. Je suis disposé à prendre tout en gai et je guéris de la mélancolie. "

Illustrations : Le Piéton chronique - Carnet de promenades, Michéa Jacobi (Parenthèses)

Marseille, au-delà des idées reçues

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Rédigé par AdB

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Publié le 21 Mai 2013

Berlin - Une saveur - La Fassbrause

La Fassbrause (traduit littéralement "limonade du tonneau") est une boisson gazeuse maltée très prisée des berlinois. Elle fut créée en 1908 par un chimiste attentionné envers son fils pour qui il inventa cette boisson proche de la bière mais sans alcool. Les berlinois l'appelent aujourd'hui ironiquement "Sportmolle", soit "bière du sportif".

Evidemment, la boisson la plus consommée sur les terrasses et les pelouses l'été, tout comme dans les bars en hiver, est la bière. Vous en trouverez 1001 sortes, aromatisées ou non, pour des prix raisonnables. La Fassbrause, boisson traditionnelle ancestrale elle aussi, est concoctée à base de Malt, d'extraits de fruits et d'herbes. Les plus malins feront le rapprochement avec la Jaegermeister, cette liqueur digestive très en vogue et elle aussi composée de multiples herbes. Mais non, on parle ici bien d'une sorte de soda très rafraichissant qui constitue une bonne alternative à la bière les lendemains de soirées excessives. Qui a dit que le meilleur moyen de se remettre d'une gueule de bois était de boire de nouveau ?

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Rédigé par AdB

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Publié le 16 Mai 2013

Berlin est une exception en Allemagne.

Ne venez pas ici en pensant retrouver vos idées toutes faites sur l'Allemagne : Choucroute, saucisses, bières sont bien évidemment trouvables mais ne constituent pas la particularité de la capitale du pays. De même, n'oubliez pas que la fête de la bière est munichoise et que le Brezel, bien que très répandu à Berlin, trouve son origine dans le sud du pays. De même, l'ordre supposé régner dans la vie des allemands n'est pas toujours constatable dans les rues de Berlin : Ici on traverse au rouge et les rues ne sont pas toujours propres (cela dépend des quartiers bien évidemment).

Ce qui a modifié cette ville est sans aucun doute l'influence des différentes communautés vivant en son sein : Selon le site officiel de la ville (Berlin.de), 13% de la population berlinoise est étrangère, ce qui représente environ 470 000 personnes, issues de 190 pays d'origine.

La communauté la plus imposante est la communauté turque (200 000), que vous ne pourrez pas rater à Kreuzberg, Neukölln, Tiergarten ou Wedding. Les turcs, arrivés comme travailleurs à partir des années 50, ont réimplanté à Berlin leur vie quotidienne d'Anatolie. Commerces, restaurants, disquaires, supermarchés... Les turcs vivent comme chez eux, sans trop se mêler, ce qui créé d'ailleurs de vives polémiques en matière de politique d'intégration. Le marché turc de Kreuzberg est devenu une institution fréquentée des allemands comme des turcs. Le Döner Kebap a pris une place telle dans le fooding qu'il est considéré comme le plat national berlinois (il a d'ailleurs été imaginé à Berlin par un jeune turc), au grand dam de la "Currywurst".

La deuxième communauté provient de Russie (100 000). Ces migrants se trouvent surtout dans l'Ouest de la ville. Environ 60 000 personnes proviennent d'ex-Yougoslavie et enfin 45 000 personnes sont arrivées de la Pologne voisine.

Les anciens quartiers Ouest de la ville regroupent en majorité ces communautés. Les anciens quartiers de Berlin-Est n'ont jamais réellement été une terre d'accueil, hormis pour les vietnamiens qui ont fondé un îlot asiatique en plein Lichtenberg.

Une promenade dans Berlin vous permettra de constater une forte présence venue d'Europe du Sud depuis quelques années. Des italiens, espagnols, des grecs mais également des israéliens s'y installent de plus en plus et investissent. Idem pour les américains qui viennent trouver à Berlin un terrain de libre-expression pour leurs talents artistiques. Depuis quelques temps également, géopolitique oblige, des migrants venus de Roumanie et de Bulgarie s'installent, de même que de nombreux immigrés du Proche-Orient. Le quartier de Wedding est connu pour concentrer la communauté africaine de la ville.

Quid des français ? Aucun chiffre officiel car la majorité ne se déclare pas à l'Ambassade. En 2010 cependant, on en décomptait entre 11 500 et 16 000 déclarés. La vérité se rapprocherait plus des 35 000 personnes, soit 1 % de la population tout de même. Les français s'installent principalement pour créer, monter une entreprise ou perfectionner sa maîtrise de la langue de Goethe.

Tout ceci créé une mosaique colorée et parfumée, qui a permis à Berlin de s'enrichir culturellement et socialement.

Sachez le donc, vous ne vous sentirez donc jamais vraiment à part.

Berlin - Terre cosmopolite

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Rédigé par AdB

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Publié le 12 Mai 2013

Je m’appelle Caroline, j’ai 32 ans et je vis à Berlin depuis bientôt 7 ans.

Après mes études, je suis arrivée dans la capitale allemande dans le cadre d’un service volontaire européen (SVE) d’une durée d’un an qui m’a permis de travailler dans un projet social au près de personnes handicapées dans l’Est profond berlinois.

Je ne connaissais rien de l’Allemagne et encore moins de la langue. Je voulais cependant à tout prix découvrir Berlin. Je m’ennuyais à Paris et je savais qu’à Berlin il en serait tout autrement. On va dire que la chaîne de télé Arte et ses émissions thématiques m’avait déjà convaincue à ce sujet mais je voulais voir cela de mes propres yeux et me faire ma propre idée de la ville.

Ma première année, j’ai vécu à Berlin-Kaulsdorf dans l’arrondissement de Marzahn-Hellersdorf, là où très peu de nouveaux (et même d’anciens) arrivants osent s’aventurer car n’est pas particulièrement connu pour être un environnement favorable aux étrangers. Cependant je n’ai jamais ressenti une forme quelconque d’hostilité à mon encontre. J’ai été très bien accueillie par les membres et les travailleurs de l’association. Il est clair que le quartier n’est pas le plus « hype » ni même des plus accueillants d’un point de vue vie de quartier, mais il a l’avantage d’être peu cher et hormis le russe ou parfois le vietnamien on n’y parle surtout l’allemand au contraire des quartiers « trendy » berlinois. J’étais donc en quasi-totale immersion.

Dans le cadre de mon volontariat, nous étions 3 volontaires européens de pays différents et nous habitions en colocation. La langue choisie fut bien entendu l’anglais. Ce qui me permit de le perfectionner. Mais le reste du temps, je n’avais pas le choix que de parler l’allemand et donc de l’apprendre rapidement.

Ces 12 mois furent rythmés de nouvelles rencontres, de visites d’autres villes allemandes, de soirées entre volontaires européens. J’ai surtout appris qu’à Berlin on pouvait vivre avec très peu de moyen tout en menant une vie agréable. En tant que volontaire, mon loyer était financé mais je ne disposais que d’environ 175€ d’argent de poche par mois pour manger et pour mes dépenses quotidiennes. Ce qui même pour Berlin était très peu à l’époque. Mais on se débrouille. On s’arrange pour dépenser efficace et puis dans l’Est berlinois ce n’est jamais très dur. On se contentait d’une bière à 60 cts (maintenant probablement le double) et de s’asseoir dans les parcs entre amis où d’aller en open-air party gratuite pour écouter et danser sur de l’électro.

Une fois mon année de volontariat terminée, il a fallu chercher un job. J’insiste sur le mot « job », car c’était à peu près le niveau des offres d’emploi proposées. Le service emploi de l’ambassade de France était débordé et ne pouvait assurer un service de qualité tant les demandes de Français affluaient. Le bureau ne tarda pas à fermer ses portes. Je me suis donc dirigée vers une agence de travail temporaire (« Zeitarbeit Agentur »). Je trouvai au bout d’un mois un boulot en français dans un call-center à Potsdam ainsi qu’une colocation à Berlin-Friedrichshain avec deux étudiants allemands (c’était parfait, bien qu’ayant après mon volontariat pris un mois de cours intensifs d’allemand, je voulais continuer à apprendre l’allemand même de façon passive).

Travailler dans un service de centre d’appels à Potsdam, cela représentait près de 3 heures de trajet par jour dans les transports en commun, un salaire qui permettait tout juste de payer ma chambre en coloc, ma nourriture, produits d’entretien, quelques sorties dans les clubs berlinois ou les soirées dites « illégales » dans des entrepôts ainsi que les « after » au Bar25. Je n’avais pas besoin de plus ! L’époque nous permettait une certaine insouciance mais les fins de mois furent tout de même parfois difficiles et puis on se sent financièrement très vite limité et professionnellement « exploité ».

Dans les années qui suivirent j’enchaînai les boulots dans les call-centers, cette fois dans le centre de Berlin et je pris des cours d’allemand intensifs pendant plusieurs mois tout en continuant à mener une vie nocturne berlinoise enrichissante.

Puis je décidai de me remettre à la musique (j’avais fait partie d’un groupe à Paris et j’avoue que je ressentais un manque de ce côté là). À Paris je fréquentais déjà les quelques soirées Drum&Bass et électro qui existaient, mais à Berlin on était dans une autre dimension. C’était l’Electro (avec un grand « E ») dans toute sa splendeur.

Inspirée par cette scène berlinoise, c’est tout naturellement que j’ai commencé à collaborer avec des producteurs sur mon projet musical. J’enregistrai des maquettes et fis plusieurs concerts dans des bars ou petits festivals locaux.

Désormais, je termine doucement mon album - quand le temps me le permet - en parallèle de mes activités professionnelles. Entre temps je suis en effet devenue « chasseur en immobilier ». J’ai suivi une formation, couronnée de succès, dans un institut berlinois.

Je recherche donc principalement des biens immobiliers pour mes clients francophones qui n’ont pas le temps de chercher sur Berlin ou pour qui la barrière de la langue rend la recherche difficile. Petit à petit je suis aussi sollicitée par des allemands (le bouche à oreille fonctionne) car très peu d’agents immobiliers allemands, voire pas du tout, proposent un service de recherche d’appartements personnalisé. Je qualifierais le marché de « saturé » (ou du moins les services proposés aux acheteurs) : énormément de demandes et donc une grande rapidité des transactions. Ce qui veut dire qu’à Berlin, tout comme dans les autres grandes villes, afin d’être le premier sur un bien immobilier il faut être très réactif afin de multiplier ses chances d’achat. C’est en cela que j’interviens.

Beaucoup de gens (et paradoxalement parmi elles des personnes qui ne sont elles-mêmes pas originaires de Berlin), voient cela d’un mauvais œil car tiennent les nouveaux acquéreurs étrangers de biens immobiliers pour responsables de la hausses des loyers à Berlin. Hors c’est beaucoup plus complexe que cela. Mais pour schématiser, quand pour un même appartement il y’a 10 ans se présentaient 20 personnes, il s’en présente des centaines aujourd’hui. Les propriétaires effectuent donc une sélection basée sur le gain en constatant que des personnes sont prêtes à payer de plus en plus cher pour un appartement dans un quartier « trendy » et augmentent progressivement les loyers quand la législation le leur permet (rappel : à partir du 1er Mai 2013 une augmentation de loyer n’est possible que tous les 3 ans à hauteur de 15% maximum à condition de ne pas dépasser la moyenne des loyers les plus hauts dans le même quartier pour une même catégorie d’appartements).

Berlin est victime de son succès et selon moi c’est au gouvernement de trouver des solutions. Je trouve personnellement dangereux de considérer pour responsables des acquéreurs étrangers car cela mène à des dérives. Mais là il s’agit d’un autre débat.

www.caroleenn.com

www.immobilierblog-berlin.com

Vivre et travailler à Berlin - Caroline

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Rédigé par AdB

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