Publié le 5 Mai 2013

Berlin est une ville propice à la marche. Les rues sont larges et les espaces verts foisonnent. La ville est encore plus abordable pour les cyclistes. Que ce soit sur deux roues (ou 4 si vous débutez en vélo) ou sur deux jambes, nous vous recommandons une promenade parmi d'autres dans la capitale allemande :

Prenez comme point de départ, le Kottbusser Brücke, pont qui enjambe le Landwehrkanal en plein coeur de Kreuzberg. Deux directions sont possibles à ce moment-là. Vous pouvez vous accorder une virée vers l'Ouest, sur Planufer. Vous y verrez un alignement de superbes immeubles datant du début du XXème siècle. En longeant ce bord du canal, vous arriverez à l'Admiral Brücke, qu'on ne présente plus. Dès que les beaux jours sont là, ce petit pont est envahi par des musiciens et des jeunes désireux de passer une douce soirée à la belle étoile. Accordez-vous y une pause, en cas de petit creux, descendez la Grimmstrasse et offrez-vous une crêpe chez Manouche (Grimmstrasse 23).

Reprenez le long du canal sur vos pas, retournez vers le Kottbusser Brücke. Si vous y êtes un mardi ou un vendredi, vous remarquerez une certaine agitation qui vous attirera forcément. Ces deux jours, sur le Maybach Ufer se tient le marché turc, un marché coloré et épicé. Tout au bout de ce marché se trouvent quelques stands de producteurs locaux également.

Si le marché n'a pas lieu, nul besoin de prendre le Maybach Ufer. Optez pour le quai d'en face, le Paul-Lincke Ufer, plus vert et plus agréable. Tout le long du canal, un petit chemin en contre-bas de la rue vous permet de marcher au fil de l'eau. Quelques restaurants sympas s'offrent à vous au tout début du Paul-Lincke Ufer également. Suivez le fil de l'eau. Appréciez le ballet des cygnes et lorsque les beaux jours sont là, les excentricités des habitants du quartier.

Si la faim vous taraude toujours, prenez la Lausitzer strasse à gauche puis tournez de nouveau à gauche sur la Reichenberger strasse. Au 143, le bien-nommé café Goûter vous proposera boissons chaudes et délicieux gâteaux.

Revenez au bord du canal et reprenez votre promenade vers l'Est. Le canal forme à ce moment là un Y et se sépare en deux bras. Vous êtes à la jonction de trois quartiers : Kreuzberg, Neukölln et Treptow. Le dernier nommé appartenait à l'époque à Berlin-Est. Prenez le canal de gauche, et arpentez à travers la verdure. Vous croiserez alors l'entrée du Görlitzer Park, grand parc tout en longueur, haut-lieu de la grillade l'été. A sa hauteur d'ailleurs, prenez la petite passerelle qui vous permettra de passer sur l'autre rive, et donc de quitter Kreuzberg pour Treptow.

Vous arriverez alors dans un autre parc, le Schlesicher Busch, puis une fois observé un mirador datant de l'époque du mur qui passait par là, vous arriverez sur la Puschkinallee. De là, dirigez-vous droit devant direction la Spree. Vous passerez alors à travers le complexe de l'Arena, dans un décor industriel non sans charme. Vous pourrez ensuite longer la Spree, direction l'immense Treptower Park où se termine notre ballade.

Vous aurez alors pris la mesure du Berlin au fil de l'eau, avec une touche historique et une bonne dose de gourmandise. La durée est d'à peu près une heure et demi selon vos haltes et votre rythme.

Berlin - Pour les marcheurs - De Kreuzberg à Treptow

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 2 Mai 2013

Berlin - Pour les petites bourses

Berlin est une ville généralement abordable lorsqu'on y est en visite. Y manger coûte peu cher selon ce que l'on choisit. Les asiatiques et indiens proposent des plats de qualités pour 5 euros en moyenne. Le Döner-Kebab n'excède pas 2,50 euros. Les boissons sont elles aussi bien abordables. Quant aux glaces, comptez environ 80 cts - 1 euro la boule. Vous l'aurez compris, vous ne succomberez pas à la faim ou à la soif.

Concernant les occupations, nocturnes tout d'abord, comptez environ 5 euros pour une entrée en soirée ou un concert dans un bar. En moyenne bien sûr. Des petits concerts de Jazz ou de Folk ont lieu tous les soirs de la semaine. Toujours appréciable quand le bar se trouve au coin de la rue. Pour la programmation jour par jour, consultez le Zitty, le magazine mensuel des sorties berlinoises.

Dans la journée, le prix des visites fluctue en fonction des endroits. Certains musées sont moins chers que d'autres. Notez que certains musées laissent un accès libre le premier mercredi du mois. Se renseigner tout simplement.

Parcourir la ville et ses monuments ne coûte rien sauf le prix du billet de métro ou de bus (2,60 euros). Se détendre dans un des nombreux parcs est offert à tous. Y griller quelques saucisses coûtera le prix du paquet de saucisses au supermarché du coin.

Les amateurs de marchés pourront se faire plaisir en se rendant sur les différents marchés de la ville tout au long de la semaine. Quant aux amoureux de la nature, il leur suffira d'un trajet de S-Bahn (2,60 euros) pour arriver au bord des lacs de Müggelsee ou de Wannsee. Une baignade pourra alors couronner le tout.

Pour les fêtards du dimanche, lorsque le soleil brille et que la belle saison est là, sont organisées un peu partout dans la ville des Open-air party. Comprenez donc des fêtes en plein-air avec djs et fêtards allumés. Les lieux sont souvent connus au dernier moment, par internet, mais le détour vaut absolument le coup, pour comprendre réellement l'esprit de la fête berlinoise.

Berlin - Pour les petites bourses

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 30 Avril 2013

Berlin - Où faire ses achats ?

Les amateurs de shopping ne seront jamais en reste à Berlin. Si les petites boutiques foisonnent dans certains quartiers, les grands centres commerciaux sont aussi nombreux. Pour réellement prendre le pouls de la ville, privilégiez le commerce de proximité et vous sortirez bien plus satisfaits qu'en ressortant d'une grande chaîne internationale d'habillement.

Pour les amateurs de brocante et de puces :

Les incontournables puces se trouvent au Mauer Park à Prenzlauer Berg (U Bernauer str ou Eberswalder str). C'est un lieu de passage inévitable le dimanche. Tout berlinois y est allé et tout visiteur y ira. Bien plus que des simples puces, ce grand marché propose des stands de créateurs, de la gastronomie et une ambiance colorée et musicale toujours appréciée. A cela, Face B vous recommande plutôt un autre "Flohmarkt" tout aussi célèbre mais à taille plus réduite : A Friedrichshain, sur la Boxhagener Platz (S+U Warschauer str ou tram M13), sous les platanes, tout autour d'une place, des dizaines de stands proposent là aussi des meubles vintage, des disques et des vêtements d'occasion. L'intérêt de ce marché se trouve aussi dans la visite du quartier dans lequel il se trouve. Les rues environnantes proposent cafés et restaurants, disquaires et boutiques de fringues. Le samedi, le marché de "Boxi" est un marché alimentaire. Le dimanche, place aux puces. Non loin de là, prolongez l'expérience aux puces du RAW (Revaler str).

Pour ceux qui ont envie d'exotisme :

Lichtenberg est un quartier périphérique sans trop d'intérêt sauf pour les passionnés d'Histoire est-allemande. C'est pourtant ici que se trouve, sur une sorte de friche composé de plusieurs hangars sans charme, le Dong Xuan Center (Tram 21). Cet immense marché vietnamien est une particularité en soi. La communauté vietnamienne est arrivée à Berlin-Est du temps du communisme et y est restée, une génération plus tard. Ce marché propose de la vente en gros et au détail. Quelques supermarchés asiatiques vous proposeront le b.a.ba de la cuisine fraiche et goûteuse venue d'extrême Orient. Vous y trouverez des produits rares et curieux. N'hésitez pas à vous arrêter dans un des restaurants du Dong Xuan Center. La nourriture proposée est sans hésitation la meilleure trouvable à Berlin. Tout y est frais et sans chichi. Le fait que la grande majorité des clients soient asiatiques assure à notre visiteur, une cuisine savoureuse et authentique. Attention cependant, les doses sont conséquentes : Petits appétits, prévoir un plat pour deux. Si vous avez le temps, faites un saut artistique au HB 55, non loin de là. Un immeuble habité par des artistes de tous horizons et y travaillant dans leurs galeries. Des expositions y sont proposées (Herzbergstraße 55).

Pour ceux qui sont en mal de Méditerranée :

Si l'envie vous prend de vous installer à Berlin, abandonnant le soleil derrière vous (selon votre origine), rassurez-vous, Berlin propose bon nombre de commerces français, italien et espagnol. Encore mieux, un magasin vous propose des produits de qualité, directement destinés à la restauration mais accessible au particulier. La chaine Mitte Meer se compose de trois magasins dans la ville. Vous y trouverez vin, poisson frais et produits qui fleurent bon les vacances.

Pour des fringues à la mode et originales :

Non loin de la Boxhagener Platz (voir ci-dessus) se trouve la Wühlischstrasse. Cette rue commercante, perpendiculaire à la très populaire Simon-Dach str, propose une myriade de boutiques intéressantes. Parmi elles, deux boutiques valent le détour : Une française établie à Berlin depuis 5 ans y a ouvert deux magasins côte à côte. Le premier, Ma Garderobe Shop, est un must pour les filles à la recherche d'une fringue chic et pas chère. La boutique donne l'impression de pénétrer une chambre mais vous avez ici la possibilité (et le devoir) de fouiller dans les placards afin d'y trouver LE haut ou le jean qui vous fera adorer cette boutique. Tout à côté, toujours au 38 de la Wühlischstrasse (tram M13), se trouve une boutique récente ouverte par la même jeune femme : Enfant terrible ! Vous l'aurez compris, il s'agit ici de fringues et d'accessoires pour enfants ! Toujours sélectionné avec choix, vous y trouverez à coup sûr le petit cadeau qui ravira votre neveu ou votre nièce à votre retour de vacances. Le magasin propose des créations originales de créateurs mais aussi des collections plus économiques. Pour toutes les bourses et tous les goûts en somme !

Pour les amateurs de disques :

Là encore, Berlin, réputée pour ses nuits et sa scène musicale, propose un choix vaste de disquaires pour les amateurs du genre. Certains sont spécialisés (Soultrade, Hardwax...) et d'autres sont généralistes. Un des mieux fournis se trouve en plein coeur du quartier de Kreuzberg, sur la Gneisenaustrasse (Métro U7 Gneisenaustrasse) : Spacehall. Deux boutiques à quelques mètres l'une de l'autre. Une consacrée aux cds. L'autre aux vinyls. Toute en profondeur, la salle du fond est destinée aux Djs et aux musiques électroniques. L'avant-salle elle, propose Reggae, Soul, 45 tours et 33 tours, de même que du merchandising musical. La salle du milieu elle est consacrée aux disques Rock, aux musiques alternatives. En somme, malgré un accueil aléatoire et des cendriers malodorants, on y trouve toujours son compte. Le choix est vaste et les vendeurs connaisseurs. Qui plus est, le quartier est bien agréable. En sortant, autorisez-vous une pause chez Barcomi's, pour y déguster une part de NY Cheesecake.

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 28 Avril 2013

Il n'est pas de bon séjour berlinois sans s'adonner à la coûtume doménicale du brunch. L'avantage, outre le nombre important de cafés à travers la ville proposant cette formule, est que le berlinois brunche tardivement. Vous pouvez donc vous accorder une grasse matinée et sortir bruncher jusqu'à 16 heures dans la plupart des cafés. Amis français, les allemands ont pour habitude de manger salé au réveil. Ne vous étonnez donc pas de ne pas trouver nécessairement de viennoiseries ou de tartines dans vos assiettes.

Notre adresse favorite se trouve à Kreuzberg. Sur la très jolie et commerçante Bergmannstrasse, au numéro 100, se trouve le café Atlantic. Ce grand bar formant un angle, tenu par des femmes qui aiment les femmes, propose une carte fournie de formules pour votre brunch doménical. Pensez à réserver la veille pour vous assurer une place ou venez-y après 13 heures. Vous risquez sinon de vous retrouver assis au bar, de très belle allure soit dit en passant.

Du brunch anglais au français, du fromager au sportif, tout est possible. Le tout peut être agrémenté de pancakes ou d'omelette. Les végétariens y trouveront aussi leur compte bien sûr. Simplement délicieux et abordable.

Le brunch pour deux (photo) est copieux et un régal. Laissez vous tenter, vous ne serez pas déçus !

Berlin - Un brunch

Pour un brunch très original et pour ceux qui aiment le poisson, rendez-vous à Datcha, au coin de la Wühlischstrasse et de la Gabriel-Max strasse à Friedrichshain (accès avec le M13). Ce restaurant russe propose un buffet à volonté des plus raffinés. Spécialités slaves et saumon entier, blini et harengs tout comme des sucreries de l'Oural.

Enfin pour les amateurs de saveurs orientales, pour un brunch turc, rendez-vous au café Melodi à Neukölln (Hermannstrasse 156, S+U Hermannstrasse). Vous seront servies des assiettes composées comme sur les rives du Bosphore : Fromage, olives, miel, tomates et charcuteries. Tout est fait sur place, les Börek sont frais, les Simits croustillent. Votre repas sera accompagné par un musicien, d'où le nom du café. Un peu kitsch mais tellement bon !

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 26 Avril 2013

Berlin - L'art dans la rue

Berlin est et a toujours été un musée en plein-air comme il en existe peu en Europe.

La ville est parsemée de monuments. D'Ouest en Est, des bâtisses rappelent les heures glorieuses et douloureuses de l'histoire allemande. Un imposant aéroport d'architecture hitlérienne est aujourd'hui un immense parc ouvert à tous, qui permet une approche plus douce d'un passé pas toujours acceptable. Certains murs du quartier de Mitte portent encore les stigmates de fusillades passées. Les rues en elles-mêmes sont parfois des souvenirs du passé récent : Une immense avenue en plein coeur de la ville, la Frankfurter Allee, témoigne de l'imposante volonté du gouvernement Est-allemand à étaler sa force et son raffinement tout autoritaire. Une avenue comme on en trouve à Moscou en somme, où dans la fine fleur des ex-métropoles soviétiques.

Musée à ciel ouvert aussi car les artistes s'affichent continuellement sur les murs de Berlin. Il y a 20 ans, des artistes coloriaient le mur de Berlin. Dans le même temps, le street art trouvait une place de choix dans le paysage artistique de la ville. Certains quartiers sont plus marqués que d'autres. Nul besoin de vous rendre dans les quartiers du Sud-Ouest de la ville pour espérer y admirer un graffiti.

Parcourez plutôt les rues de Friedrichshain ou Kreuzberg et levez la tête. Vous trouverez tout un tas de témoignages d'un art urbain pas toujours bien vu. A l'heure où les squats disparaissent et où la scène artistique s'uniformise quelque peu, Berlin reste une attraction pour les street-artistes d'Europe et d'ailleurs. En 2008, l'italien BLU choisissait un pan d'immeuble sur la Schlesische Strasse (KR) pour accomplir une oeuvre colossale comme il a l'habitude de créer (vidéo ci-dessous).

Le complexe du RAW à Friedrichshain (Revaler str) est aussi le théatre de ces expressions diverses et variées. Affiches, montages, collages, graff', tout y est. De la couleur, du graphisme et des messages forts, les afficionados apprécieront. Notez que les graffitis sont constamment utilisés à Berlin par les contestataires du phénomène appelé "gentrification". Aux immeubles refaits à neuf (ce qui induit une hausse des loyers), ces contestataires apposent des messages hostiles en clamant que le quartier doit rester sale. Berlin la rouge, toujours contestataire.

Il n'est pas vraiment possible d'indiquer un parcours à suivre dans Berlin pour découvrir le street-art, tant cet art est dispersé dans la ville et parfois éphémère. Le plus évident est encore de regarder avec intérêt les cartes postales proposées dans les échoppes de souvenirs. Bon nombre de cartes reflète ces oeuvres murales désormais fameuses dans la ville. Il ne suffit plus qu'à noter l'adresse pour aller la contempler. Il existe également des bouquins spécialisés comportant photos et indications.

Depuis quelques jours, l'artiste français JR a mis en place quelques oeuvres murales en ville (cf lien ci-dessous).

Le street-art est donc un inévitable atout de la ville, attirant amateurs du genre et photographes plus ou moins confirmés. Vous ne pourrez tout simplement pas l'éviter lors de votre séjour, même en tant que néophyte, du moins avant que la ville n'ait été totalement métamorphosée. Il est des murs que Berlin aimerait ne pas voir s'écrouler.

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 25 Avril 2013

Fantasmes et réalités autour de Berlin

Berlin capitale du cool. Berlin capitale du Bio. Berlin capitale libre et survoltée. Berlin capitale en proie aux griffes des promoteurs immobiliers. Berlin capitale nocturne envahie par des hordes de touristes le temps d'un week-end. Berlin en plein déclin. Berlin ne meurt jamais. Berlin renaît là où on ne l'attend pas...

Il ne se passe pas une semaine sans qu'un article paraisse, sans qu'une polémique ne naisse ou qu'un édito vante les mérites de Berlin la cool et l'abordable.

Il est donc bien difficile de se pencher sur la capitale allemande sans tomber dans les clichés et ne pas écrire ce que les gens veulent bien lire. L'approche de Face B sur Berlin sera donc bien plus délicate que sur les autres villes abordées. Les chemins de traverse et les alternatives seront encore plus difficiles à trouver.

Quoiqu'il en soit, en route pour Berlin en ce mois de Mai. Capitale plus culturelle qu'économique, accessible depuis la plupart des villes européennes pour un prix modique, elle vous offrira le temps d'un week-end ou d'une semaine, tout ce que vous avez pu espérer y trouver, qui peut inspirer ou rendre perplexe. Car Berlin, on l'aime ou on ne l'aime pas. Son côté Bohème charme quasiment toujours. Son charme désuet aussi. Son visage trash et contestataire déplait à certains. Le berlinois n'étant pas franchement réputé pour être un hôte chaleureux, cela n'aide pas. Le climat est aussi rigoureux et l'hiver dure plus que 4 mois sur les bords de la Spree. Ainsi, les meilleurs mois pour visiter Berlin sont Mai-Juin ou Septembre-Octobre.

L'Histoire du 20ème siècle est ici gravée à chaque coin de rue. Berlin baigne dans son passé mais se tourne vers l'avenir. Des projets contestés lui donnent un nouveau visage. Un nouveau visage que différentes vagues de jeunes citadins installés fraichement en ville tendent à façonner également.

Car ne nous y trompons pas : Les critiques sont vives envers la jeunesse créative censée altérer le côté authentique de certains quartiers. Mais la richesse de cette ville se trouve bien dans ce multi-culturalisme sans cesse renouvelé, et dans ce que les anciens, les berlinois de souche, mais aussi les immigrés turcs et slaves, de même que les récents arrivants israéliens ou latins, peuvent apporter de pierres à l'immense édifice sans cesse en construction d'une ville en effervescence.

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #berlin

Repost0

Publié le 4 Avril 2013

Lyon : Une adresse - Chez Mounier

Les possibilités de se restaurer sont nombreuses à Lyon. Les restaurants et bouchons s'alignent, proposant des menus tous aussi attrayants les uns que les autres.

Mais attention, tout bon lyonnais vous le dira. Pour déguster la vraie cuisine lyonnaise, il faut se rendre dans un bouchon. Et là aussi, il y a bouchon et bouchon. Normalement, un vrai bouchon authentique n'ouvre pas le soir et le week-end. L'attrait touristique de la ville a cependant provoqué l'ouverture le week-end de bouchons lyonnais fameux.

Attention cependant aux adresses du Vieux-Lyon qui sont principalement des "pièges". Je vous conseille donc un minuscule bouchon tout proche de la place Bellecour, que des locaux nous ont gentillement recommandé. Dans une petite rue parallèle à la place, la rue des Marroniers, parmi de nombreux restaurants, vous découvrirez la façade discrète de Chez Mounier. Réservez, si vous souhaitez espérer y manger.

Le bouchon se compose d'une première salle minuscule, décoré à la manière d'un bistrot. Puis d'une deuxième salle un peu plus grande, toute proportion gardée. La patronne domine les lieux de sa voix franchouillarde et de son franc-parler bien agréable. La carte est simple. Les prix sont modiques. Pour 13, 16 ou 18 euros, vous seront proposés des menus complets (entrée, plat, fromage et dessert). Toute la table lyonnaise vous sera proposée : Andouillette, Quenelle sauce Nantua, Tablier de sapeur, Salade lyonnaise ou Gnafron. A déguster, la tarte à la praline pour finir ce repas savoureux.

Le rapport qualité-prix y est excellent. Là encore, pas de chichi. Le vin est bon. La vaisselle est modeste mais ce qu'on vous y sert délicieux, c'est bien le principal non ?

Version imprimable

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Repost0

Publié le 3 Avril 2013

Lyon : Pour les sans-le-sou : La Tête d'Or et les amphithéatres

Week-end lyonnais ne veut pas forcément dire "grandes conséquences" sur votre porte-feuille. Si le coût de la vie y est modérément élevé, il existe bien évidemment des occupations pour les voyageurs à budgets modestes. Les grandes explorations à travers les différents quartiers restant bien sûr un incontournable.

Si le funiculaire pour monter à Fourvière peut paraître un peu cher, Lyon offre aussi la possibilité de se divertir gratuitement.

Ainsi, au Nord de la ville, l'immense parc de la Tête d'Or vous permettra de vous détendre toute la journée, sans dépenser le moindre sou. On y trouve un zoo, une roseraie, des pelouses interminables et un lac, mais aussi quelques monuments par-ci par-là. Incontestablement un endroit agréable et loin de tout stress urbain. Ceux qui voudront bien sacrifier leurs derniers euros pourront louer un vélo ou un rosalie, ce qui permet de faire le tour de cet immense parc à moindre effort. Toutes les pelouses ne permettent pas de s'allonger ou de pique-niquer. Il faut donc bien se renseigner avant ou en suivant les panneaux éparpillés dans les allées du parc. Le nom de ce parc provient d'une légende qui dit qu'une tête dorée du Christ se trouverait sous son sol. Les fouilles n'ayant rien révélé il y a quelques décennies, vous pouvez également vous lancer dans de folles recherches, muni de votre pelle et de votre rateau.

Autre lieu, autre activité gratuite. Sur les pentes de la colline de Fourvière, le parc des amphithéatres romains s'offre à vous sans le moindre prix d'entrée. Un joli jardin qui offre une vue sublime sur la ville, tout en proposant les vestiges de deux théatres de l'époque où Lyon était la capitale de la Gaule romaine. Pour les personnes intéressées, le site est de premier intérêt. Pour ceux qui n'y voient qu'un tas de pierres sans intérêt, rendez vous sur place pour contempler la ville qui s'étend sous vos yeux. Vous aurez également de là, tout le loisir de gravir encore quelques rues pour vous retrouver sur le point culminant de la ville, sur la colline de Fourvière. De là, la vue est encore plus prenante et par temps clair, le Mont-Blanc est même visible. La grimpée est tout de même sportive. La récompense n'en est que plus belle !

Lyon : Pour les sans-le-sou : La Tête d'Or et les amphithéatres

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #Lyon

Repost0

Publié le 30 Mars 2013

Lyon : Pour les marcheurs - Les bords du Rhône

Lyon est bâtie sur deux collines et entre deux fleuves : La Saône et le Rhône. Le centre-ville se situant sur la presqu'île entre les deux cours d'eau.

Sur les bords de la Saône, des travaux sont en cours pour créer une promenade telle qu'il en existe depuis quelques années sur les bords du Rhône :

Des quais aménagés sur 5 kilomètres, de Gerland au sud de la ville au Parc de la Tête d'or, poumon vert de la ville. Le tout adapté aux sportifs et aux promeneurs. De larges quais, alternant aires de jeu et pelouses. Des péniches amarées ici et là : Certaines sont des clubs destinées à accueillir les fêtards en soirée et d'autres, plus rares, sont des cafés/restaurants dont les terrasses au fil de l'eau offrent un havre de paix certain dans ce milieu urbain.

L'eau du Rhône est curieusement claire pour un fleuve citadin. Ca tranche avec les eaux boueuses de la Seine ou de la Spree à Berlin. C'est un détail pas anodin pour un bon moment au bord d'un fleuve.

Les bords du Rhône sont le spot favori des lyonnais dès que les beaux jours sont là. Familles, sportifs, amoureux, promeneurs et enfants s'y donnent rendez-vous. Ne manquez donc pas l'occasion de respirer et de vous aérer l'esprit, tout en appréciant les monuments lyonnais qui défileront sur votre droite et sur votre gauche.

Incontestablement un must pour un week-end dans la capitale des Gaules.

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #Lyon

Repost0

Publié le 28 Mars 2013

Lyon : Un quartier - Le Vieux-Lyon

Le Vieux-Lyon est sans conteste le quartier le plus fameux et touristique de la ville. Son charme, sa beauté et son intérêt n'en sont pas pour autant moins importants. Y faire un détour lors de son passage à Lyon est inévitable et personne ne le regrettera à mon sens.

Le Vieux-Lyon se compose de trois quartiers principaux : Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul. Il est dominé par la colline de Fourvière et borde la Saône. Cette partie de Lyon s'est surtout développée à la Renaissance, lorsque des marchands venus d'Italie s'installèrent là durablement. Les rues et bâtiments du Vieux-Lyon portent d'ailleurs la griffe méridionale si bien qu'on se croit parfois dans le Vieux-Nice, parfois à Aix-en-Provence et parfois en Toscane. Les couleurs rosées font elles, penser à Toulouse. Les comparaisons sont donc multiples mais ce qui est incontestable, c'est que ce Vieux-Lyon respire bien plus la Méditerranée que l'Europe du Nord. Lyon peut être considéré comme un carrefour de passage entre le nord et le sud de l'Europe. Le Vieux-Lyon lui, est la preuve que la douceur méditerranéenne trouve tout son sens entre ses murs.

Tout d'abord, deux conseils pour tout visiteur : Rendez vous y avant 15 heures. Les rues sont moins peuplées et le calme est encore de mise. Deuxièmement, n'y mangez pas forcément. Les nombreux restaurants se clamant fièrement "bouchons lyonnais" sont souvent trop touristiques et pas franchement de qualité, paroles de lyonnais. Vous y trouverez de bonnes boulangeries cela dit, ou un petit salon de thé sympa, rue Saint-Jean, "Chez Nous", qui constituera une bonne halte.

Le Vieux-Lyon est connu pour ses traboules. Une traboule est une expression lyonnaise qui qualifie un passage étroit, cheminant à travers des immeubles et donnant sur des cours. Ces couloirs permettaient le passage rapide d'une rue à l'autre, en coupant à travers des immeubles. Les traboules sont indiquées par des panneaux. N'hésitez pas à pousser les portes d'entrée d'immeuble mais n'oubliez pas de respecter le voisinage. Vous tomberez sur de superbes cours, des havres de paix en pleine vieille ville, des décors dignes des meilleurs films sur la Renaissance. Le quartier a superbement été remis en valeur par le comité de quartier il y a quelques années. Certaines peintures trop neuves donnent une impression de carton-pâte mais l'ensemble est réussi. Laissez vous donc guider par votre instinct et parcourez les ruelles en étant bien vigilent à ne pas rater les traboules bien cachées. Tout s'axe plus ou moins autour de la rue Saint-Jean. Zigzaguez donc à partir de celle-ci.

On trouve également dans le Vieux-Lyon, la cathédrale, donnant sur une petite place joliment exposée au soleil. D'autres monuments alternent avec des boutiques sympathiques. Poussez les portes, faites connaissance avec les gens du cru, il vous donneront peut-être un tuyau que je vous laisse le loisir de découvrir.

Lyon : Un quartier - Le Vieux-Lyon
Lyon : Un quartier - Le Vieux-Lyon
Lyon : Un quartier - Le Vieux-Lyon
Lyon : Un quartier - Le Vieux-Lyon

Version imprimable

Voir les commentaires

Rédigé par AdB

Publié dans #Lyon

Repost0