istanbul

Publié le 12 Novembre 2015

De mon récent passage à Paris, j'ai ramené dans ma valise "AIVALI - Une histoire entre Grèce et Turquie".

En prenant cet épais bouquin dans mes mains, je savais que tous les ingrédients que je chéris tant étaient réunis dans une seule et même oeuvre : voyage, histoire, méditerranée, drame, Grèce et Turquie... Sa lecture s'imposait à moi. Découvrir ce chapitre d'histoire méditerranéenne mal connu pour le moment me paraissait comme une évidence. Bien m'en a pris. Voici une pièce maîtresse pour tout passionné.

Aivali, petite localité turque proche d'Izmir et théatre de l'Histoire mouvementée des relations gréco-turques. A travers une galerie de personnages attachants et des souvenirs de ses grands-mères, le dessinateur grec Soloup nous refait vivre la douloureuse histoire des grecs d'Asie-Mineure et des turcs de Crète, sans parti pris. Des destins croisés et une Histoire commune longtemps difficile à assumer car tabou. Deux peuples que tout rapproche et que pourtant tout a longtemps opposé. Une plongée douloureuse dans ce que le drame humain déclenché par le traité de Lausanne de 1923 a pu infliger à des familles parfois voisines, amies et du jour au lendemain forcées à se quitter. Une oeuvre poétique sur le déracinement et une réflexion sur les origines réelles de ceux qui se proclament de tel ou tel lopin de terre.

Le dessin précis et la mise en page parfois sombre créé une ambiance conforme à ce que l'auteur veut nous faire vivre dans ces pages. Des histoires vraies dont il serait bien dommage de se priver. Le tout finit par une rencontre déterminante pour la bonne compréhension des relations entre ces deux peuples.

Pour vous le procurer, c'est ici.

Des voyages en bulles - Aivali, des larmes au son du Bouzouki

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Rédigé par AdB

Publié dans #BD, #des voyages en bulles, #turquie, #grece, #Istanbul

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Publié le 24 Mai 2015

Retour à Istanbul
Retour à Istanbul

Voilà au minimum 4 ans que j'avais quitté Istanbul, le coeur serré, sans savoir quand mes pas allaient m'y ramener un jour.

C'est désormais chose faite. Le temps d'un long week-end, j'ai retrouvé ma bien-aimée cité du Bosphore comme si je ne l'avais jamais quitté. Du moins, tel fut le ressenti émotionnel car en ce qui concerne la réalité factuelle, elle est toute autre.

Istanbul est une mégalopole mégalomaniaque. On le lit, on le dit et on le sait. Sa gloire d'autrefois trouve aujourd'hui écho dans le faste que veulent lui redonner les politiques désireux de concrétiser en dur leurs idées de grandeur nationale et de se rendre toujours plus populaires.

20 mai, il y a quelques jours. Arrivée à Sabiha Gökçen, l'aéroport anatolien. Le bus qui m'amène vers Taksim effectue un trajet d'environ 40 minutes. Des deux côtés de l'autoroute, des constructions, des quartiers, nouveaux pour la plupart et des affiches pour des complexes immobiliers luxueux qui offrent un avenir radieux. A mesure que le Bosphore approche, les bâtiments se font de plus en plus démesurés. J'ai été frappé par le nombre de gratte-ciel en construction. Istanbul se développe un peu plus chaque jour dit-on. Ces paysages en sont la preuve visuelle. On construit aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale. Ces hautes tours permettent à des noms de banques ou d'entreprise d'être vus de loin, de très loin, scintillant dans la nuit noire. Tout à côté de ces monstres d'acier, les immeubles vétustes comptent le temps qui leur reste à vivre, réfugiés fébrilement derrière drapeaux turcs et bannières à la gloire d'Atatürk pendues aux fenêtres. Période d'élection oblige, les façades sont recouvertes de visages radieux, promettant un destin encore plus riche à la patrie. Selon les quartiers, les tendances politiques se distinguent au nombre d'affiches et banderoles. L'AKP du premier ministre Erdogan rafle la mise sur le chemin de l'aéroport au centre de la ville. Ici on vote massivement pour le parti religieux modéré. Pas un seul visage d'Erdogan cependant, qui pourtant aimerait un jour lui aussi figurer encadré dans chaque boutique, à chaque fenêtre tel Kemal le père de la nation turque toujours autant vénéré par jeunes et anciens.

Cette passion pour cet homme est toujours frappante. On se réclame d'Atatürk pour faire prévaloir des valeurs telles que la laicité chez les jeunes. A voir cette adolescente porter son portrait sur son t-shirt, le français que je suis ne peut s'empêcher de tiquer. Si l'on voit l'ancien président Chirac devenir une figure cool dans la mode, j'essaye d'imaginer une adolescente porter un t-shirt très sérieux à l'effigie du général de Gaulle ou de Jean Jaurès. Autre pays, autre histoire, autre culture et autres combats aujourd'hui.

Période d'élection donc. Dans chaque quartier, à chaque carrefour, des camionnettes hurlent de la musique grinçante pour attirer l'attention du passant. CHP, HDP, AKP et j'en passe. Tout cela créé un brouhaha détonnant, dans une ville déjà résolument bruyante.

Taksim, coeur battant d'Istanbul l'européenne. Depuis les événements de Gezi, l'immense place est bloquée à la circulation. L'énergie incroyable qui se dégage de Taksim et de ses ruelles est intacte mais on sent que quelque chose a changé malgré tout. La jeunesse progressiste d'Istanbul n'y a plus forcément établi son bastion. Celui-ci s'est déplacé à Besiktas, plus bas sur le Bosphore, le quartier rebelle de toujours et lui aussi symbole au centre des événements de Gezi. Taksim est aujourd'hui plus une vitrine, un drapeau qu'on agite pour faire valoir l'énergie nocturne de la ville sans vraiment y conserver le supplément d'âme que j'ai pu trouver il y a 5 ou 6 années. Taksim est un symbole mais le drapeau de la liberté y flotte uniquement pour le symbole. Sur l'immense rue Istiklal, bondée de jour comme de nuit, on se croise, on fait du shopping, on chante et on danse la nuit venue, on bat le pavé comme si on se devait d'être là, pour que Taksim reste Taksim et que le camp de ceux qui voudraient voir cet Istanbul là disparaître ne l'emporte pas.

L'âme est donc aller prendre ses quartiers dans d'autres recoins de la ville. Ces événements de Gezi ont marqué les esprits et ont instauré une rupture entre deux camps. Et ces deux camps se fréquentent, se croisent et se tolèrent, au nom de valeurs communes malgré tout.

Les conservateurs ont remporté quelques victoires symboliques sur l'Istanbul que j'ai connu. L'affichage de marques alcoolisées (même turques) est interdit. Sur les façades des "Tekel", ces petits magasins de nuit, on a comme effacé à la va-vite les sponsorings de bières locales, tout en laissant le fond bleu caractéristique d'une marque bien connue et dont on a pas besoin de voir le nom écrit en toutes lettres pour autant. A 22 heures, on arrête la vente d'alcool dans les Tekel dont c'est la fonction principale pourtant. La victoire des conservateurs n'est pourtant que cosmétique car en bon voisinnage, les Tekel continuent la vente d'alcool au-delà de cette heure limite, aux personnes du quartier. A mes questions à ce sujet, mon amie sur place me dit ne pas lire la presse, ne pas regarder la télé à ce sujet. Sa vie continue comme il y a quelques années et elle ne porte que peu d'intérêt à la politique. Ses combats sont ailleurs. Une autre amie elle s'étonne et se scandalise des sommes dépensées par les politiques pour l'affichage à l'approche des élections. La pauvreté est là, bien présente, et pourtant, les rues sont inlassablement décorées de guirlandes colorées de tous les partis. A l'échelle de cette ville immense, on en imagine en effet le coût.

Qu'en pense cette famille de réfugiés syriens assise par terre, le regard dans le vide, tout près du très touristique palais de Dolmabahçe. J'en sais trop rien mais je sais aussi reconnaître la détresse sur le visage de ces personnes. Cela fait particulièrement réfléchir sur le provisoire, alors qu'autour de cette famille se pressent travailleurs et hommes d'affaire, ne vivant même pas le moment. Sans doute des personnes qui se réjouissent "de ne pas voir le temps passer" alors que le temps est un luxe dont on devrait profiter.

Istanbul a donc foncé. En quelques années depuis mon dernier passage, les chantiers ont poussé, ont creusé des trous béants à deux pas de Taksim. On construit, du neuf, du clinquant pour une clientèle aisée venue des pays du Golfe. Les chantiers ont modifié même des coins que je pensais pourtant connaître, au point de ne plus m'y retrouver.

Et dans tout cela, les gens d'Istanbul continuent leur chemin. Je ne sais pas s'ils réalisent les changements s'opérant autour d'eux. Et même sous eux puisqu'aujourd'hui, une ligne de métro relie l'Asie et l'Europe, creusée sous le Bosphore. Cela n'émeut que très peu le pêcheur d'Arnavutköy qui ne voit pas sa vie changer du tout au tout et dont le souci principal est de faire des bonnes prises.

C'est justement là que réside le secret d'Istanbul. Cette ville est une mosaiques de petites vies. Chacun mène sa barque à son rythme et la gère dans cet environnement incroyable. Car toutes ces innovations n'arrêteront jamais le balai des bateaux sur le Bosphore, transportant des milliers de personnes chaque jour depuis X années. Il y a cet Istanbul qui change à toute allure et cet autre Istanbul qui ne bouge pas, fidèle à ses principes et pétrie de certitudes, éclatante de beauté et plus que jamais décidée à vous mettre un genou à terre.

Tels des témions imperturbables du temps qui passent, chats et chiens errants d'Istanbul sont à l'image des stambouliotes qu'ils côtoient, évoluant dans un milieu en fusion avec un certain détachement mais un intérêt certain. Une fusion dans laquelle on se replonge toujours avec délice. Revoir Istanbul consiste simplement à redécouvrir avec émerveillement toutes ses beautés, sans jamais se lasser et avec le même éclat que la première fois. C'est là la force de cette cité. Cette unique beauté ne lui sera jamais ôtée et ne vous lassera jamais.

Car oui il faut se le dire et l'accepter. On peut lui reprocher d'avoir changé ou de grandir mais Istanbul, c'est simplement toutes les facettes de la vie et également un amour pour la vie.

Retour à Istanbul
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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul - Une date - 1453

Comprendre Istanbul en s'y rendant, c'est connaître même brièvement son Histoire, comprendre ce qui a formé cette ville et fait qu'aujourd'hui, grecs, arméniens, juifs, turcs et kurdes se croisent au pied de mosquées, églises ou synagogues.

Plutôt que de retracer toute la longue Histoire de la ville, j'ai opté pour une date seulement, qui marque un tournant dans l'histoire de la ville, de même que dans l'histoire du monde. Jusqu'en 1453, Istanbul se nomme Constantinople et est la capitale de l'Empire byzantin, lui-même héritier de l'Empire romain d'autrefois. La culture est alors majoritairement influencée par les origines grecques de la plupart des habitants et de ses dirigeants.

En 1453, le sultan ottoman Mehmed II prend Constantinople au terme d'un siège qui voit la ville être pillée, puis le sultant entrer triomphalement dans la ville. Constantinople devient Istanbul. Mehmed II devient Fatih le conquérant. Historiquement, l'Empire byzantin disparaît et avec lui, le Moyen-âge. Le monde moderne entre dans la Renaissance.

Istanbul devient donc ottomane, turque, musulmane. Les temples romains et basiliques chrétiennes sont transformés en mosquées. Les communautés grecques, juives et autres sont tolérées et resteront à Istanbul de longs siècles, marquant durablement de leur influence la culture comme l'architecture de la ville. La présence grecque sera même majoritaire jusqu'au début du 20ème siècle mais diminuera considérablement avec les violences faites à son encontre dans les années 50. L'Empire ottoman perdura jusqu'à la première guerre mondiale et la révolution menée par Atatürk. Mais ceci est une autre histoire...

Constantinople la grecque, Istanbul la turque, double identité que vous constaterez au fil des bâtiments et des racines des habitants d'aujourd'hui.

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul la magnifique

Egalement appelée "Porte du bonheur", Istanbul est à l'image de son porte-bonheur caractéristique, cet oeil bleu appelé Nazar, censé éloigner les mauvais sorts de celui qui le porte. Bleu comme les eaux du Bosphore qui coupe la ville en deux, séparant l'Asie de l'Europe de quelques minutes de ferry-boat. Noir en son centre car Istanbul fut bien, des siècles durant, le centre d'une civilisation, d'un Empire, d'un monde dont on peut encore sentir l'influence d'un bout à l'autre de la Méditerranée.

Istanbul est schyzophrène. Elle vit de dualité. Coupée entre Asie et Europe, partagée entre traditions et modernité, parsemée de mosquées et d'églises, déchirée entre activité assourdissante et calme tout méditerranéen. Cette mégalopole de près de 14 millions d'habitants est pourtant bien unique et peu de gens en repartent comme ils y sont arrivés.

On la décrit beaucoup, on l'analyse énormément et on essaye de la dompter. Faites-vous en votre propre idée, elle n'est pas si sauvage et jouit d'un charme assez irrésistible. Voici quelques tuyaux

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul - Une visite - Istanbul Modern

Istanbul ne manque pas d'intérêts culturels. Plusieurs siècles d'histoire sont passés par là et ont laissé de part et d'autre de la ville, des monuments majeurs. Il en va de même pour les musées, nombreux et riches. Les amoureux de la culture y trouveront donc toujours leur compte.

Istanbul ancré dans son passé byzantin et ottoman, mais Istanbul contemporrain également. Jouissant d'une réputation brillante dans le monde artistique depuis une dizaine d'années, la mégalopole du Bosphore s'est dotée de structures pour accueillir certains de ses artistes. En contrebas du quartier bobo de Cihangir (où les galeries ne manquent pas), au bord du Bosphore, vous trouverez le musée d'art contemporrain Istanbul Modern.

Y sont présentés des artistes contemporrains turcs, dans un bâtiment d'avant-garde, qui vous laissera pantois devant certaines vues sur le Bosphore et le reste de la ville. Musée très intéressant donc, par sa collection, sa structure et pour s'approprier une approche plus moderne d'un Istanbul que l'on croit trop souvent figé dans son glorieux passé.

Istanbul Modern

Meclis-i Mebusan Cad. Liman İşletmeleri Sahası Antrepo No: 4, 34433 Karaköy

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h (20h le jeudi) - Entrée : 15 TL, soit 6,30€

PS: Pour les amateurs d'Histoire, le musée archéologique est incontournable. Il regorge de trouvailles datant des époques grecques, romaines et présente des collections orientales. A ne pas rater donc.

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul - Une rue - Icadiye Cd

Plutôt que de vous parler de LA rue commerçante surpeuplée d'Istanbul, j'ai choisi ici de vous emmener sur la rive asiatique de la ville. Beaucoup moins agitée que sa voisine européenne, vous y trouverez une Istanbul plus calme et plus verte également.

De Besiktas à Usküdar, il n'y a qu'une dizaine de minutes de bateau. D'Usküdar, prendre un Dolmus (mini-bus commun) direction Kuzguncuk.

Kuzguncuk est un quartier authentique très peu prisé des touristes. Vous y trouverez le long de son axe principal, Icadiye Cd, des petits commerces et des cafés tout droit sortis d'un autre temps. De splendides maisons ancestrales à façades en boiseries sont visibles en remontant la rue sur 200m. Vous pourrez faire une halte au Hayat Kahvesi, qui vous offre une belle vue sur des jardins en contre-bas d'une colline, pour y déguster un thé ou un café turc. Perdez-vous dans les ruelles et appréciez le décor souvent utilisé par des séries télévisées turques quand il s'agit de retrouver des ruelles authentiques pour leurs productions. Dans ce quartier qu'une amie qui y réside m'a fait découvrir, vous trouverez des lieux de culte variés, sur un tout petit périmètre (Mosquée jouxtant une synagogue, elle-même à quelques mètres d'une église). Toute l'histoire de la ville sur une rue en somme.

Le tumulte de Taksim n'est qu'un lointain souvenir lorsque vous vous déciderez à vous restaurer chez Ismet Baba, en bas de cette grande rue, au bord du Bosphore. De là, vous pourrez voir un peu plus loin, par beau temps, des familles locales se rafraichir dans le Bosphore. Authenticité assurée.

Autant de chats errants que de vieillards postés sur des chaises minuscules, Icadiye vous apportera sur quelques mètres une belle représentation de ce que fut Istanbul autrefois, sans pour autant vous risquer à un voyage dans le temps.

Avec un peu de chance, mon amie vous invitera pour des grillades dans son jardin si vous la croisez. Mais pour cela, il vous faudra une dose de chance :)

Istanbul - Une rue - Icadiye Cd

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul - Une saveur - Le Salep

Ici encore, ne choisir qu'une saveur dans cette ville qui en propose tant, n'a pas été une mince affaire. J'aurais pu vous parler du Raki, l'anisette locale, j'aurais pu vous parler de l'Ayran, ce yaourt salé qui se boit ou encore des Baklavas, du Künefe, d'un poisson ou d'une viande grillée.

Mon choix s'est arrêté sur une boisson qui se boit traditionnellement en hiver. Milles excuses si vous vous rendez à Istanbul en plein été (à ce moment-là, optez pour de l'eau bien fraiche). Il n'est pas rare d'entendre des vendeurs crier en pleine rue "Saleeeeep Saleeeep". Vous aurez alors bien fait de vous approcher d'eux pour savoir de quoi ils scandent le nom. Le Salep est une boisson chaude à base de lait et de racine d'orchis, le tout agrémenté de cardamome. Le tout donne une boisson crémeuse épicée, très agréable mais dont il ne faut pas abuser car cela peut devenir vite écoeurant. Cela vous réchauffera en plein hiver et ravira vos papilles. Pour les connaisseurs, cela n'est pas si éloigné du thé Chai, agrementé de lait.

Afiyet Olsun ! *

* "Bon appétit" que les turcs vous diront en toutes circonstances et principalement avant que vous ayez consommé.

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul - Un quartier - Fener-Balat

A choisir un quartier à vous conseiller à Istanbul, on peut y passer des heures sans arriver à se décider. Vous parler de Taksim ? Trop évident. De Péra ? Immanquable mais vous y passerez toujours en vous rendant autour de la tour Galata. De Besiktas ? Son marché aux poissons et ses ruelles populaires vous attireront indéniablement. Moda ? Le quartier à la mode du côté asiatique ?

Non je vous emmène dans le côté sauvage d'Istanbul. Amateurs de shopping, passez votre route.

Au sud de la Corne d'Or, en face de Beyoglu, s'étendent les quartiers de Fener et Balat. En contrebas de la très religieuse circonscription de Fatih s'étendent ces deux quartiers atypiques : Fener la grecque et Balat la juive.

Fener, dont le nom vient d'un phare qui se trouvait être autrefois le seul de la Corne d'Or, est un quartier populaire, peuplé de gens modestes et colorés. Le quartier est dominé par l'ancien lycée grec, immense batisse en briques rouge aux allures de forteresse. Je ne vous conseille pas de parcours particulier dans ces ruelles mais laissez-vous guider par votre instinct. Suivez ce gamin qui joue au foot, cette vieille femme perchée à sa fenêtre ou cet artisan qui travaille sur son pas de porte. Les vieilles maisons en bois reconnues par l'UNESCO témoigneront alors de l'habitat typique d'autrefois. Les maisons parfois tordues ne manqueront pas de vous étonner. A Fener se trouve le partiarcat orthodoxe grec d'Istanbul, qui se trouve être une modeste chapelle surchargée de dorures et icônes de toute beauté.

Au fil des rues, vous atteindrez l'ancien quartier juif de Balat. Aujourd'hui habité principalement par des familles anatoliennes modestes, les ruelles étroites aux bâtisses en boiseries vous offriront de belles perspectives si vous aimez la photo. 4 synagogues dont deux détruites se trouvent dans le quartier. Les anciens habitants juifs sont eux allés vivre dans d'autres quartiers. En parcourant ces deux quartiers, vous aurez découvert un Istanbul modeste et charmant. Revenez par la promenade le long de la Corne d'Or. Dégustez un maquereau grillé. Votre journée n'en sera que plus réussie.

Istanbul - Un quartier - Fener-Balat

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Rédigé par AdB

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Publié le 25 Février 2013

Istanbul est une ville propice aux promeneurs. Si vous aimez marcher et découvrir la ville en divaguant au gré des rues, l'immensité de la ville vous comblera. Il y a bien des promenades à effectuer du côté asiatique ou encore une qui longe la corniche Kennedy au sud de la ville, mais je vous propose ici une marche qui vous fera passer d'un aspect à l'autre de la ville, apercevoir les monuments majeurs de la ville et apprécier des ruelles colorées et pentues. Car oui, préparez-vous à grimper des rues très raides. Le début du parcours est soft, puis devient plus délicat après le passage de la Corne d'Or. Pour les plus fatigués, il y aura toujours l'alternative du funiculaire ou du tram. Mais allez, c'est bien en marchant et en s'épargnant le trafic que l'on apprécie cette ville.

Le départ de ce parcours se fait au choix : Soit du Grand Bazar, l'occasion d'admirer cet immense marché couvert conservé intact depuis des siècles (ne pas craquer face aux sollicitations incessantes des commercants) ; Soit de l'esplanade entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue, qui offre une belle perspective entre ces monuments imposants. D'un côté donc, Sainte-Sophie, ancienne basilique chrétienne byzantine reconvertie en mosquée, dont l'intérieur est saisissant, et de l'autre, la Mosquée bleue dont l'intérieur bleuté vaut le coup d'oeil. Prenez la ruelle qui descend à gauche de Sainte-Sophie, en direction du musée archéologique.

En descendant la rue le long du trajet de tramway, vous arriverez aux jardins de Gülhane où vous pourrez notamment faire une halte reposante à l'ombre, en dégustant du Dondurma, cette crème glacée élastique particulière aux turcs. Reprenez votre route en direction du Pont de Galata. Jetez un oeil sur les différentes échoppes touristiques mais ne trainez pas, ce coin là ne vaut pas franchement le coup. A quelques encablures, la Yeni Camii, ou nouvelle mosquée se dresse à votre gauche. Sur votre droite, un embarcadère vers les îles. Faites une petite halte parmi les pigeons (des vrais, pas des touristes) sur l'esplanade de la mosquée. Le marché aux épices adjacent vaut un détour également, pour son ambiance colorée et ses sonorités. Comme son nom l'indique, vous pourrez y faire vos emplettes d'épices sans trop crainde l'entourloupe.

De là, dirigez-vous vers le Pont Galata qui enjambe le Bosphore. Deux possibilités : Soit vous le traversez par le haut en compagnie d'une bonne centaine de pêcheurs alignés, à l'affût de quelques poissons en contre-bas; Soit par le bas, sous les pêcheurs, ce qui créé un drôle de spectacle lorsque les lignes des pêcheurs remontent et que vous observez les poissons remonter au-dessus de vous. Le trajet du bas se fera également sous les sollicitations des rabatteurs qui voudront vous ramener à leurs tables. Bon enfant cela dit.

Une fois au bout du pont, vous arrivez à Karaköy. Vous avez laissé la partie historique de la ville derrière vous. Vous entrez dans la partie plus récente de la rive européenne. Deux possibilités s'offrent à vous ici également :

- Vous pouvez opter pour l'ascencion (raide) vers la tour de Galata et à travers le quartier de Pera. Cette ascencion peut se faire en funiculaire également. Pour les plus courageux, vous découvrirez les ruelles escarpées de Pera, l'ancienne ville vénitienne, du temps où des italiens occupaient les lieux. Les ruelles autour de la tour de Galata qui domine le quartier, regorgent de boutiques de mode. En remontant Galip Dede Cd, vous traverserez une rue dédiée aux musiciens. Des boutiques proposent des instruments anciens comme les plus récents. L'ambiance est généralement prenante car les amateurs testent leurs instruments sur le pas de boutiques généralement trop petites. Vous rejoindrez alors Istiklal Caddesi.

- Vous pouvez en outre prendre la rue Kemeraltı Caddesi qui suit le trajet du tram. Vous resterez au niveau du Bosphore, direction Istanbul Modern. L'immense bâtisse à votre gauche est le lycée français Saint-Benoit. Continuez tout droit (ou accordez-vous une pause Baklavas chez Güllüoglu sur votre droite en tournant dans Maliye Cd). Vous pénétrez le district de Tophane, où se trouvaient les anciens arsenaux de la ville. Sur votre droite, vous observerez une curieuse église encastrée dans des bâtiments, dont l'entrée est introuvable. Cette église a comme été avalée par les bâtiments environnants. Lorsque vous apercevrez la fontaine de Tophane (en forme de kiosque) sur votre droite, bifurquez sur votre gauche et prenez la grande rue Bogazkesen Cd (Sur le plan ci-dessous, je vous fais tourner plus loin mais c'est tout à fait possible également). Vous entrerez alors dans le quartier de Cihangir. Quartier très appréciable aux petites boutiques et aux librairies cachées, vous êtes dans le repère des artistes. Divaguez, zigzaguez et remontez jusqu'à Istiklal Cd.

Vous pourrez finir votre promenade sur l'immense rue commerçante (Istiklal Cd) par un rafraichissement ou du shopping, tout en admirant les anciens hotels s'y trouvant, ou encore l'immense lycée de Galatasaray. Autour d'Istiklal, qui est l'axe le plus fréquenté du centre d'Istanbul, de nombreux passages datant du XIXème siècle sont à découvrir. Vous y trouverez restaurants et antiquaires. En remontant cette rue entièrement, vous arriverez au point central de Taksim, bien connu de tous.

Istanbul - Pour les marcheurs

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Rédigé par AdB

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